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Zabou

Keep calm

 

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J’affectionne de porter, durant mes heures extra-scolaires, polos ou sweats cathos aux clins-Dieu bien sentis. Parmi ceux-ci, celui offert quelques jours après ma consécration arborant dans le dos :

Keep Calm

I’m a consecrated woman

A living servant of God.

 

La semaine dernière, une sortie de messe où je portais ce sweat, un monsieur d’un certain âge m’aborde :

– Isabelle, je n’aime pas du tout votre sweat !

– Ah ? », interrogatif, m’attendant à ce qu’il remarque que c’était un peu se la raconter qu’être une « living servant of God »… et je lui aurais donné raison : on Le sert toujours bien mal mais c’est un bel appel à l’être au mieux. Et pas du tout :

– Vous avez peur qu’on vous saute dessus ? C’est un repoussoir à garçons ?

– … … … ! Ah non, pas du tout ! C’est un sweat plutôt amusant je trouve, je ne vois pas en quoi il serait une quelconque barrière pour veiller à ma chasteté !

– Mais arrêtez, keep calm, c’est vraiment un message aux garçons !

– C’est tiré d’une pub anglaise, keep calm and carry on maint fois détournée, tout simplement.

– Moi, j’aime pas.

– Et c’est votre droit ! Mais je vous rassure au moins !”

 

Nous nous sommes quittés en bonne entente, évidemment. Mais, en entendant les lectures d’hier, une semaine plus tard, je me suis dit que Keep Calm, ce n’était pas qu’un détournement de pub, c’était aussi, comme le reste du sweat, bien plus profond :

 

Keep calm quand on t’a offensé et que tu es grave vénère contre ton frère… prie avant tout ;

Keep calm quand tu galères trop à pardonner parce que déjà une fois, c’est difficile, alors 70 fois 7 fois… prie-Le de Te donner la force, prie-Le de pardonner en Toi, pour Toi.

Keep calm parce que de toute façon, toi aussi Tu es un serviteur ayant fait quelques ou beaucoup de dettes côté Amour des autres et sans la patience que Dieu a pour Toi, Tu n’en serais pas là.

Keep calm, en tout, oui… parce qu’Il t’aime, et que cela seul suffit.

 

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Dis-moi ton nom car je le veux savoir

 

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Récemment, un sympathique concours de circonstances m’a fait rencontrer chez des amis quelqu’un qui a eu le même accompagnateur spirituel, décédé aujourd’hui. Evidemment, nous avons échangé de nombreuses anecdotes à propos de cette figure haute en couleurs. Et puis, il y eut celle-ci que j’ai reçue comme un véritable apophtegme en ces temps de rentrée où l’enjeu pour les profs est de retenir sans se tromper une bonne centaine de prénoms. 

 

Un jour, le père cherchait le nom de quelqu’un sans trouver ce qui était rare. Il s’est exclamé : « Je n’arrive pas à m’en souvenir, incroyable ! Bon, c’est simple, je n’ai pas dû assez l’aimer ! ». 

 

Et bim dans ton petit coeur de prof ! Ou quand un vieux moine fait encore des étincelles outre-tombe dans ta vie… Autre forme de communion des saints ? 😉 

 

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Aimables !

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Ca y est, aujourd’hui, je les ai revus ou tout au moins croisés tous ces élèves, avec grande joie ! 
Mais il faut bien avouer que le coeur sourit parfois plus à retrouver celui-ci plutôt que celui-là, surtout quand il faut dès à présent commencer à reprendre Untel… 
Et pourtant, qu’ils sont tous aimés semblablement dans le coeur de Dieu, tous préférés chacun dans leur unicité ! 
Alors, prier pour eux en cette rentrée, c’est aussi prier pour rendre mon coeur et mon regard semblables au Tien, c’est prier pour les trouver tous aimables – même celui qui semble avoir oublié la politesse en vacances – c’est vouloir les regarder avec cette certitude qu’en Toi, ils sont tous infiniment aimés, par-delà toutes ces pelures maladroites d’adolescents en croissance, au plus profond de leur être. 

Donne-moi, Seigneur, de tous savoir les voir dans cette amabilité : pour mieux enseigner, pour mieux travailler, pour mieux aider, pour mieux aimer. 

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Comme une invitation d’invitatoire

 

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Normalement, le premier office de la journée commence par le psaume invitatoire, le ps. 94. Je dis bien « normalement » : dans les faits, c’est quelque chose que j’ai toujours eu du mal à mettre en place.

 

Lors de mon pèlerinage biblique en Terre Sainte, tous les jours s’ouvraient par ce psaume lors de notre prière matinale juste avant le petit-déjeuner. Et pourtant, il ne s’agissait pas d’un office liturgique… alors pourquoi ce psaume repris sempiternellement et sans variation ?

 

J’ai mis quelques matinées à en comprendre la pédagogie. Pour nous qui faisions une session de « Bible sur le Terrain », quoi de plus naturel que de prier notamment avec ces versets : « Aujourd’hui, écouterez-vous sa Parole ? ‘Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi’ ». C’était là l’enjeu de notre pèlerinage.

 

Mais finalement, n’est-ce pas plus largement l’enjeu de notre vie chrétienne, chaque jour, chaque matin : aujourd’hui, écouterons-nous Sa Parole ?

 

Aujourd’hui, écouterons-nous le texte biblique dans la prière mais aussi ce qu’Il nous dit à travers nos frères et à travers les événements ? Aujourd’hui, écouterons-nous à fond, et non en surface, jusqu’à nous laisser changer et convertir ?

 

Alors j’ai découvert combien ils étaient beaux ces mots et combien il était bon de prier ce psaume dès le matin ! L’invitatoire ou une invitation à l’orientation entière de notre journée vers l’écoute profonde, nous ouvrant aussi dès les premiers versets à l’action de grâce qui en résulte.

 

« Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre Salut !

Allons jusqu’à Lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête, acclamons-Le ! »

 

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Petite prière de rentrée

 

Seigneur, donne-moi la grâce d’un regard neuf.

Ne permets pas que je pose sur ces élèves et sur ces collègues déjà connus un regard qui les enferme dans ce que je sais d’eux :

Donne-moi de savoir les découvrir comme si je les rencontrais pour la première fois,

Fais-moi la grâce d’une oreille écoutante, sachant se laisser surprendre,

Ainsi que le cadeau d’un cœur toujours prompt et prêt à l’émerveillement.

 

Permets, s’Il te plaît que je sache voir dans chaque rencontre, même à travers toutes les difficultés, une icône vivante de Toi,

Et, pour cela, donne-moi cette grâce d’un regard sempiternellement nouveau.

 

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A minima, Tu es le Trésor d’un coeur d’ancienne !

 

            L’ancienne région de Césarée-de-Philippe où Jésus se trouve dans l’épisode évangile de ce dimanche, j’ai eu l’occasion d’y passer récemment avec de belles balades à Dan et, surtout, à Baniyas. C’est magnifique mais ce fut une région marquée par l’idolâtrie. Est-ce un hasard si c’est le lieu que Jésus choisit pour demander « au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » puis le fameux « et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? ». Les uns et les autres ont des réponses qui divergent… Et ne serait-ce pas encore le cas aujourd’hui ?

 

          Césarée de Philippe, c’est un peu notre monde. Non pas seulement « eux », au loin, mais aussi « nous » avec toutes les idoles que nous nous construisons, toutes ces choses qui nous encombrent et nous détournent de « l’unique nécessaire ». Et les réponses divergent aujourd’hui encore, on pourrait les actualiser, elles seraient probablement un peu moins sympa que dans la Bible : « pour machin, tu n’es qu’une illusion ! », « Pour certains, tu n’es qu’un personnage de l’histoire », « pour d’autres, tu es un bon maître de sagesse ». « Quelques-uns enfin envient ton succès et demandent ta recette pour être un gourou autant suivi ».

 

        Certes, il y a nos croyances qui divergent, nos philosophies et nos histoires personnelles mais il y a aussi, dans nos propres vies de croyants chrétiens appelés à répondre au « pour vous, qui suis-je ? » des obstacles, des « idolâtries » faisant suffisamment écran pour nous empêcher de répondre non pas du bout des lèvres comme une ritournelle apprise mais bien avec tout notre être : « Tu es le Christ ! Le Fils du Dieu vivant ! ». Ou toute autre exclamation prononcée avec amour, avec tout le cœur et tout le corps. J’ai du mal à imaginer Pierre prononçant cette réponse autrement que se levant et s’élançant amoureusement vers Jésus. L’idolâtrie, ce sont tous nos « j’aime » possessifs, mal ajustés au « je T’aime » que nous pouvons dire au Christ.

 

            Ce midi, profitant de quelques derniers jours de vadrouille vacancières, j’ai eu l’occasion d’aller avec un ami récemment ordonné à une messe (très) anticipée du dimanche qu’il célébrait dans un EHPAD. Je suis toujours foncièrement marquée par les messes dans ce genre d’endroits où quelque chose de l’incroyable force de Dieu dans la faiblesse se dit ou, plutôt, se balbutie et s’écrit à travers les rides. J’y vis toujours l’eucharistie très différemment. Là, cela n’a pas raté et j’y ai vu comme un écho de l’Évangile : j’ai contemplé ces anciens après la communion, quelques-uns rudement éprouvés par l’âge. Certains arboraient un beau sourire, d’autres marmonnaient les yeux fermés une prière, celui-là levait les yeux au ciel et puis celle-ci, en fauteuil roulant, bouleversante, avait replié ses bras doucement sur son cœur comme si elle voulait conserver à jamais le trésor qu’elle venait de recevoir.

 

       A les regarder ainsi, j’ai souri, les considérant comme donnant la meilleure réponse qu’on puisse jamais faire à la question du Christ, Bien-Aimé de nos âmes, venu se faire pauvre avec ces plus pauvres afin de leur donner la Vie.

 

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Domaine public, Lien

 

 

 

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Mieux qu’une histoire de piécettes

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Aujourd’hui, la liturgie nous proposait l’évangile des ouvriers de la dernière heure (Mt 20, 1-16) comme on aime souvent l’appeler. Moi je l’aime bien cette parabole parce que je suis sûre que j’aurais été un peu du style à murmurer intérieurement alors cela me fait toujours du bien de l’entendre. 

Le pitch ? Des ouvriers viticoles ayant trimé toute la journée se trouvèrent fort dépourvus lorsque le soir fut venu… Euh, enfin presque : ces bosseurs et des ouvriers ayant seulement à peine mouillé le maillot en fin de journée (ils s’y sont mis à 17h uniquement pour une fin de travail à 18h… Tranquilles ! Pires que des profs !) reçoivent à la fin le même salaire, celui qui avait été convenu avec les plus matinaux qui avaient commencé dès l’aube. Cris de ceux-ci de voir les autres recevoir le même salaire ! Injustice ! Mais que font les syndicats de vignerons ? 

Alors on explique souvent que la justice de Dieu n’est pas la nôtre, que Son coeur est plus grand que le nôtre : c’est bien vrai. On en profite aussi pour se rappeler que la jalousie spirituelle, c’est tout de même très malheureux : et si mon frère converti récemment a une vie spirituelle plus dense que la mienne, qui suis-je pour en être malheureux ? Et surtout, quel besoin ai-je de comparer ce qui n’est pas comparable ? … si tant est d’ailleurs qu’on sache vraiment « où » nous en sommes dans notre vie spirituelle. 

Mais si ce denier que chacun reçoit en fin de journée, c’était surtout l’Amour du Bon Dieu ? Le Christ utilise cette parabole pour parler du Royaume des Cieux dont le maître mot est l’amour. Alors, que Dieu pourrait-il donner d’autre – et d’ailleurs, que Dieu peut-il faire d’autre que de donner ? – qu’un Amour plein, entier et vraiment indivisible ? 

Un 1/2 amour, un amour sous conditions, un amour qui dose et hiérarchise est-il amour ? 

Aux croyants de toujours comme aux imprévus de Dieu arrivés à la dernière minute, Dieu se propose de donner le même salaire : Son Amour. Parce qu’il ne peut pas donner plus, tout comme Il ne peut donner moins. Alors, Il traite chacun en égal non parce qu’Il est juste dans son apparente injustice mais surtout parce qu’Il nous veut non seulement ouvriers à Sa vigne mais surtout Ses commensaux à la table de Sa vie. 

 

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Vacances, alliance, chance !

Chers amis lecteurs,

 

Comme vous vous en doutez à ne pas avoir lu de messages ici même depuis fin juillet, Zabou se trouvait en vacances en des lieux à la connexion incertaine. Mais ce ne furent pas des vacances « ordinaires » dans un coin simplement un peu perdu : je rentre en effet d’un peu plus de 15 jours en Terre Sainte, d’une session de « Bible sur le terrain » ! (Le titre de cette « retraite biblique itinérante » dit assez ce que nous y faisons).

 

 

Ce pèlerinage, c’était mon « voyage de noces » comme, avec d’autres, je me suis complue à l’appeler : non seulement parce qu’il s’agissait d’un cadeau offert pour ma consécration mais aussi et surtout parce que ce terme recouvrait, me semble-t-il une réalité. Comme pour un voyage de noces entre deux jeunes mariés, il s’agissait bien d’entrer dans une intimité plus grande avec Celui avec qui j’ai choisi de faire alliance : où entrer mieux dans cette intimité que sur cette terre où Dieu a multiplié les alliances avec son peuple jusqu’à la Nouvelle Alliance avec l’humanité ? Comment mieux connaître le Seigneur qu’en se mettant à Son Écoute et en se laissant nourrir par Sa Parole et Ses Sacrements au quotidien dans des lieux évocateurs ? Comment ne pas être bouleversée de marcher dans les pas du Christ ?

 

On ne vient pas en Terre Sainte seulement pour voir un tombeau vide mais pour avoir envie de repartir en clamant le vide de ce tombeau, en ayant envie de vivre et de partager à tous ce fabuleux projet de Salut que Dieu a pour nous tous.

 

Il est probable que cela cause un peu de Bible et d’Israël dans les temps qui viennent par ici… Ne m’en veuillez pas : je crois que je rentre un peu amoureuse ! Et merci à tous ceux qui permis ces deux fabuleuses semaines ! 

 

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Magnificat ! :-)

 

En attendant le retour à une certaine régularité ici, vous pouvez lire le billet du « journal d’une jeune consacrée » du mois d’août paru sur « jeunes cathos blog » par ici >>

 

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Parce que Son pardon transforme tout

… mieux qu’un phenix ! 🙂 

« Le cautère de feu matériel, là où on le pose, fait toujours une plaie, et il a cette propriété que s’il s’imprime sur une plaie qui n’était pas causée par le feu, il la rend une plaie de feu. Il en est de même de ce cautère d’amour <de l’Esprit en nous>. Si l’âme qu’il touche porte d’autres plaies, des plaies de misères et de péchés, ou bien si elle est saine, il lui laisse des plaies d’amour, et les plaies qui venaient d’une autre cause deviennent des plaies d’amour ».

 

in Vive Flamme, st Jean de la Croix

 

N.B. : Le cautère est un instrument médical destiné à brûler un tissu.

 

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A Son soleil

 

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Temps estival : autre rythme, autre temps.

Ce qui rythme habituellement nos heures quotidiennes s’envole en rires et simples bons moments partagés : tout semble se faire plus doux, plus léger.

Et pourtant, qu’advient-il de Dieu ? Relégué avec les (pré)occupations habituelles ? Prié avec rapidité façon vite fait mal fait alors même qu’Il pourrait tout irriguer ?

 

Que la légèreté estivale ne devienne jamais simple vernis, simple manière de vivre à la surface de nous-même,

Que la légèreté n’exclut jamais la profondeur de la rencontre personnelle avec le Seigneur,

Que la prière continue de rythmer nos heures, d’être source jaillissante dans nos joies et nos rencontres.

 

Seigneur, donne-moi, en vacances, d’avoir l’esprit de prière jamais en vacances,

Donne-moi Ton Esprit venant « au secours de notre faiblesse car nous ne savons pas prier comme il faut ».

Seigneur, donne-moi d’avancer toujours plus dans cette intimité avec Toi pour, aux jours les plus ensoleillés comme aux plus pluvieux des vacances, rayonner d’une manière constante de Toi.

 

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