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janvier 2013

la miséricorde pour tous

    Un jour, la bataille sera terminée.

Des deux cotés des catholiques y participent, non pas en tant qu’Eglise mais comme citoyens. Non pas au nom de leur foi, mais de convictions humaines. Et par des moyens politiques, en tentant d’occuper l’espace, avec des alliés de circonstance, parfois des arguments à l’emporte-pièce. 

Ceux qui sont contre ont pris le risque de l’action pour ébranler le conformisme de façade, faire émerger un clivage. Et in fine, rendre service au pluralisme, à la démocratie. Qu’on l’approuve ou la conteste, ne serait-ce pas un manque de vitalité démocratique si une telle « réforme de civilisation » (C. Taubira) passait comme une lettre à la poste, sans autre débat qu’un procès en homophobie des quelques voix divergentes ? Merci à nos évêques qui ont courageusement ouvert la voie à ce conflit civique, qui les dépasse largement.

Ceux qui sont pour donnent aussi de la voix et heureusement : les catholiques ne sont pas un bloc monolithique, nos convictions sur ces sujets sont une subtile alchimie entre foi, religion, politique, expérience,  sagesse…

Mais quand cette bataille sera terminée, restera la mission propre de l’Eglise. Restera la responsabilité des âmes, restera l’appel vers la vie éternelle. Restera à écouter, pour pouvoir ensuite appeler avec justesse. Ecouter ceux qui se demandent quelle est dans notre Eglise la vocation des personnes qui se ressentent homosexuelles. 
Ecouter par exemple cette interpellation : 
« lorsque le sujet de l’homosexualité est abordé par des représentant de l’Eglise c’est extrêmement majoritairement pour être CONTRE quelque chose. Contre le pacs, contre mariage, contre l’homoparentalité, contre les relations sexuelles. Que ces interpellations soient légitimes ou pas on peut se demander où sont les prises de parole positives… Pour l’accueil, pour l’accompagnement, pour le vivre ensemble, pour la protection de ceux qui souffrent… »
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la miséricorde pour tous

    Un jour, la bataille sera terminée.

Des deux cotés des catholiques y participent, non pas en tant qu’Eglise mais comme citoyens. Non pas au nom de leur foi, mais de convictions humaines. Et par des moyens politiques, en tentant d’occuper l’espace, avec des alliés de circonstance, parfois des arguments à l’emporte-pièce. 

Ceux qui sont contre ont pris le risque de l’action pour ébranler le conformisme de façade, faire émerger un clivage. Et in fine, rendre service au pluralisme, à la démocratie. Qu’on l’approuve ou la conteste, ne serait-ce pas un manque de vitalité démocratique si une telle « réforme de civilisation » (C. Taubira) passait comme une lettre à la poste, sans autre débat qu’un procès en homophobie des quelques voix divergentes ? Merci à nos évêques qui ont courageusement ouvert la voie à ce conflit civique, qui les dépasse largement.

Ceux qui sont pour donnent aussi de la voix et heureusement : les catholiques ne sont pas un bloc monolithique, nos convictions sur ces sujets sont une subtile alchimie entre foi, religion, politique, expérience,  sagesse…

Mais quand cette bataille sera terminée, restera la mission propre de l’Eglise. Restera la responsabilité des âmes, restera l’appel vers la vie éternelle. Restera à écouter, pour pouvoir ensuite appeler avec justesse. Ecouter ceux qui se demandent quelle est dans notre Eglise la vocation des personnes qui se ressentent homosexuelles. 
Ecouter par exemple cette interpellation : 
« lorsque le sujet de l’homosexualité est abordé par des représentant de l’Eglise c’est extrêmement majoritairement pour être CONTRE quelque chose. Contre le pacs, contre mariage, contre l’homoparentalité, contre les relations sexuelles. Que ces interpellations soient légitimes ou pas on peut se demander où sont les prises de parole positives… Pour l’accueil, pour l’accompagnement, pour le vivre ensemble, pour la protection de ceux qui souffrent… »
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à la table du bon Dieu

Dieu est-il bon cuisinier ? La question semble saugrenue. Et pourtant. On l’a bien déjà traité de grand horloger ou de grand architecte ; alors grand chef, pourquoi pas ?

Voyons voir… Il connaît le terroir de chaque homme et sait le sublimer comme personne : un petit grain de foi par ici, un zeste de crainte par là, une dose de persévérance, deux pincées de vertu, trois bonnes louches d’abandon, un grand paquet de charité… Oui, Dieu n’est pas moins cuisinier que réparateur de montres ou concepteur d’édifices.
Et même plus ! Il nous mitonne un festin de viandes grasses et de vins capiteux, de viandes succulentes et de vins décantés[1]. Sa seule difficulté, ce sont peut-être les quantités. Douze paniers pleins de restes[2], six cent litres de bon vin[3], des poissons à ne plus savoir qu’en faire[4]… Il cuisine toujours en surabondance.
Mais attention, avec lui, pas question de venir les mains dans les poches pour s’en mettre derrière la cravate. Chez Dieu, c’est un peu l’auberge espagnole ; la maison fait crédit à qui veut mais les invités doivent y mettre du leur. Ils sont attendus à la même table, le cœur réconcilié et habillés de fête[5] pour lui offrir tous les ingrédients qui font leurs vies afin qu’il les transfigure, par une cuisine issue d’une longue tradition, mais qui reste toujours nouvelle, simple et audacieuse.
Bon, ce festin, c’est surtout pour la vie éternelle, mais chacun peut dès maintenant en sentir la bonne odeur dans sa vie. Et même en déguster les prémices à chaque eucharistie, lorsque offrant à Dieu le pain et le vin de nos vies, nous le recevons lui-même en retour. Oui vraiment, Dieu est bon cuisinier, et même le cuisinier suprême. Non content de nous nourrir, il se donne lui-même en nourriture. Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur[6] !

[1] cf. Is 25, 6
[2] cf. Mt 14, 20
[3] cf. Jn 2, 6
[4] cf. Lc 5, 6
[5] cf. Mt 22, 12
[6] cf. Ps 33, 9
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à la table du bon Dieu

Dieu est-il bon cuisinier ? La question semble saugrenue. Et pourtant. On l’a bien déjà traité de grand horloger ou de grand architecte ; alors grand chef, pourquoi pas ?

Voyons voir… Il connaît le terroir de chaque homme et sait le sublimer comme personne : un petit grain de foi par ici, un zeste de crainte par là, une dose de persévérance, deux pincées de vertu, trois bonnes louches d’abandon, un grand paquet de charité… Oui, Dieu n’est pas moins cuisinier que réparateur de montres ou concepteur d’édifices.
Et même plus ! Il nous mitonne un festin de viandes grasses et de vins capiteux, de viandes succulentes et de vins décantés[1]. Sa seule difficulté, ce sont peut-être les quantités. Douze paniers pleins de restes[2], six cent litres de bon vin[3], des poissons à ne plus savoir qu’en faire[4]… Il cuisine toujours en surabondance.
Mais attention, avec lui, pas question de venir les mains dans les poches pour s’en mettre derrière la cravate. Chez Dieu, c’est un peu l’auberge espagnole ; la maison fait crédit à qui veut mais les invités doivent y mettre du leur. Ils sont attendus à la même table, le cœur réconcilié et habillés de fête[5] pour lui offrir tous les ingrédients qui font leurs vies afin qu’il les transfigure, par une cuisine issue d’une longue tradition, mais qui reste toujours nouvelle, simple et audacieuse.
Bon, ce festin, c’est surtout pour la vie éternelle, mais chacun peut dès maintenant en sentir la bonne odeur dans sa vie. Et même en déguster les prémices à chaque eucharistie, lorsque offrant à Dieu le pain et le vin de nos vies, nous le recevons lui-même en retour. Oui vraiment, Dieu est bon cuisinier, et même le cuisinier suprême. Non content de nous nourrir, il se donne lui-même en nourriture. Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur[6] !

[1] cf. Is 25, 6
[2] cf. Mt 14, 20
[3] cf. Jn 2, 6
[4] cf. Lc 5, 6
[5] cf. Mt 22, 12
[6] cf. Ps 33, 9
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