Currently browsing

janvier 16, 2013

à la table du bon Dieu

Dieu est-il bon cuisinier ? La question semble saugrenue. Et pourtant. On l’a bien déjà traité de grand horloger ou de grand architecte ; alors grand chef, pourquoi pas ?

Voyons voir… Il connaît le terroir de chaque homme et sait le sublimer comme personne : un petit grain de foi par ici, un zeste de crainte par là, une dose de persévérance, deux pincées de vertu, trois bonnes louches d’abandon, un grand paquet de charité… Oui, Dieu n’est pas moins cuisinier que réparateur de montres ou concepteur d’édifices.
Et même plus ! Il nous mitonne un festin de viandes grasses et de vins capiteux, de viandes succulentes et de vins décantés[1]. Sa seule difficulté, ce sont peut-être les quantités. Douze paniers pleins de restes[2], six cent litres de bon vin[3], des poissons à ne plus savoir qu’en faire[4]… Il cuisine toujours en surabondance.
Mais attention, avec lui, pas question de venir les mains dans les poches pour s’en mettre derrière la cravate. Chez Dieu, c’est un peu l’auberge espagnole ; la maison fait crédit à qui veut mais les invités doivent y mettre du leur. Ils sont attendus à la même table, le cœur réconcilié et habillés de fête[5] pour lui offrir tous les ingrédients qui font leurs vies afin qu’il les transfigure, par une cuisine issue d’une longue tradition, mais qui reste toujours nouvelle, simple et audacieuse.
Bon, ce festin, c’est surtout pour la vie éternelle, mais chacun peut dès maintenant en sentir la bonne odeur dans sa vie. Et même en déguster les prémices à chaque eucharistie, lorsque offrant à Dieu le pain et le vin de nos vies, nous le recevons lui-même en retour. Oui vraiment, Dieu est bon cuisinier, et même le cuisinier suprême. Non content de nous nourrir, il se donne lui-même en nourriture. Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur[6] !

[1] cf. Is 25, 6
[2] cf. Mt 14, 20
[3] cf. Jn 2, 6
[4] cf. Lc 5, 6
[5] cf. Mt 22, 12
[6] cf. Ps 33, 9
Share

à la table du bon Dieu

Dieu est-il bon cuisinier ? La question semble saugrenue. Et pourtant. On l’a bien déjà traité de grand horloger ou de grand architecte ; alors grand chef, pourquoi pas ?

Voyons voir… Il connaît le terroir de chaque homme et sait le sublimer comme personne : un petit grain de foi par ici, un zeste de crainte par là, une dose de persévérance, deux pincées de vertu, trois bonnes louches d’abandon, un grand paquet de charité… Oui, Dieu n’est pas moins cuisinier que réparateur de montres ou concepteur d’édifices.
Et même plus ! Il nous mitonne un festin de viandes grasses et de vins capiteux, de viandes succulentes et de vins décantés[1]. Sa seule difficulté, ce sont peut-être les quantités. Douze paniers pleins de restes[2], six cent litres de bon vin[3], des poissons à ne plus savoir qu’en faire[4]… Il cuisine toujours en surabondance.
Mais attention, avec lui, pas question de venir les mains dans les poches pour s’en mettre derrière la cravate. Chez Dieu, c’est un peu l’auberge espagnole ; la maison fait crédit à qui veut mais les invités doivent y mettre du leur. Ils sont attendus à la même table, le cœur réconcilié et habillés de fête[5] pour lui offrir tous les ingrédients qui font leurs vies afin qu’il les transfigure, par une cuisine issue d’une longue tradition, mais qui reste toujours nouvelle, simple et audacieuse.
Bon, ce festin, c’est surtout pour la vie éternelle, mais chacun peut dès maintenant en sentir la bonne odeur dans sa vie. Et même en déguster les prémices à chaque eucharistie, lorsque offrant à Dieu le pain et le vin de nos vies, nous le recevons lui-même en retour. Oui vraiment, Dieu est bon cuisinier, et même le cuisinier suprême. Non content de nous nourrir, il se donne lui-même en nourriture. Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur[6] !

[1] cf. Is 25, 6
[2] cf. Mt 14, 20
[3] cf. Jn 2, 6
[4] cf. Lc 5, 6
[5] cf. Mt 22, 12
[6] cf. Ps 33, 9
Share
Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
Aller à la barre d’outils