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juin 3, 2013

oraison pour un Catholog

Mars, avril, mai… lourd climat à Paris, crachin, frimas … mais aussi la loi Taubira sur l’union plus l’adoption pour tous… opposition, manifs, divisions (y compris cathos)… Abus du pouvoir surtout : minimisation à tout prix, disqualification à tout va, flics incivils, nuits au commissariat sans vrai motif (ou ‘gnouf pour tous’ ?)…

Stop. Juin pointant son tarin, faisons fi pour aujourd’hui du froid ou du conflit, mais jouons. Jouons donc un instant via un oisif, amusant, stimulant pari qu’on proposa (là-bas) il y a cinq ou six jours : discourir du Catholog (forts bons films, à voir illico s’ils vous sont inconnus) mais suivant un strict canon lipo-grammatical… dont nous tairons ici l’omission, vous laissant saisir sa solution.
Bon, foin d’introduction, voici infra ma micro-production.
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« La saison Un du Catholog a pris fin. Amis, chantons ici son oraison. Hardi, allons-y : applaudissons, acclamons, ovationnons.
Bravo à GRom, roi du T-Shirt (« a T-shirt, a T-shirt, my kingdom for a funny T-shirt! » aurait-il un jour sorti [1]). Un gars qui y va, à l’instinct : parfois balourd, jamais banal, toujours rigolo. 
Bravo à Chlo, miss au piquant mais charmant discours (ainsi qu’au joli minois), illuminant tout film. 
Bravo aux colocs. L’un quasi-saint mais surtout hors-champ (car soi-disant craintif), voix invoquant sans fin la raison. L’un passant par instants au living room, surgissant au motif d’un bon gag. 
Bravo aussi au scriptor, un sir dit « Prochain », scribouillard au grand art, promis à coup sûr à un fort brillant futur. 
Bravo à Hub von Torcy, bravo à chacun, bravo à tous !
Pour d’aucuns, il manqua du fond au Catholog. Faux, trois fois faux ! Il montra, transmit au public non point l’amour du Christ, mais son humour. Humour divin sur nos us (tant gallicans qu’ultramontains), doux humour du Logos, lui qui pour nous s’incarna.
Catho, crois au Christ pour sûr, mais souris aussi ; souris sur toi, toujours. Car sinon, sans un brin d’humour sur soi, pourrons-nous accomplir un vrai « ut unum sint » [2] ? Alors oui bravo, viva Catholog ! »
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Concluons par un pardon. Pardon pour mon oraison à trois sous, mon propos mal fichu, bancal, biscornu, mon bafouillis languissant dans un si dur carcan, manquant d’un signifiant pourtant fort commun mais ici proscrit, d’un anodin « rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal » [3]… Car tout mot fut contraint par la loi d’airain qu’un Hugo promulgua (soupir).
[1] la jouant ainsi à la Richard III à son insu
[2] c.à.d. qu’on soit tous un à l’instar du Christ + son papa (cf. Jn 17, 21)
[3] G.P., La Disparition (1969), Gallimard, Paris, avril 1989

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And now, it’s up to you! (mais motus sur la solution)
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