Currently browsing

octobre 2014

C’est ouf.

J’avais pas du tout prévu d’écrire quoi que ce soit aujourd’hui. D’ailleurs, en vrai je fais ça en 2 minutes top chrono. Je vous préviens ça va être du grand n’importe quoi. Mais voilà. Aujourd’hui je me ramasse une année de plus. 21 piges. Et je sais pas vous, mais le jour de son anniversaire, […]

Share

J’avais un peu prévu le coup cette année. Je savais que le quotidien, rapidement, allait me rattraper, me happer. Septembre m’a vue arriver un peu moins fleur bleue, baskets aux pieds. Des choix de responsabilités, des engagements posés. L’assoce solidaire de l’école, l’aumônerie, les cours… Temps un peu court. Mon agenda, sournois, me toise. Mais […]

Share

In France, there is a maximum amount of pharmacies that can be opened, by law, and sales of medicine…

In France, there is a maximum amount of pharmacies that can be opened, by law, and sales of medicine and non-medical pharmaceutical paraphernalia are restricted to pharmacies, to give pharmacists an economic rent. Because, France. Pharmacists have to take at least six years of higher education to get the degree to work at a pharmacy. I once got in a beer-soaked debate with a young pharmacist about rules protecting the pharmacy rent. 

Him: “But our training means we can give advice to people they wouldn’t otherwise get!”

Me: “Like what?”

Him: “Well, uh… For example, we remind them to take the recommended dosage…”

Me: “So you read what’s written on the box?”

Him: “Well, yeah, b-”

Me: “Which isn’t even true anyway?”

Him: “Well, yeah, b-”

Me: “Wait, so, the legitimacy of your profession is that you’re trained in science and you belong to a guild that ensures you give people ethical and sound advice, right?”

Him: “Yes.”

Me: “Does the pharmacy you work at sell homeopathy?”

Him: “Yes, it’s where we make most of our profits.”

Me: “I rest my case.”

Share

C’est mon fils

Ce n’est pas parce que j’ai dit qu’il fallait attendre en
confiance la fin du synode que je vais laisser passer l’interview du cardinal
Burke qu’il a donné d’ailleurs hors synode à un media.

Cette interview
en anglais semble avoir eu peu d’écho dans le monde francophone. Vous le
trouverez en anglais là. Cet interview suit le témoignage d’un couple pendant
le synode que vous pouvez lire ici 

Un extrait traduit pour les non anglophones « Des amis nous avaient
l’intention de leur réunion de famille de Noël quand leur fils gay a dit qu’il
voulait venir avec son partenaire. Ils
croyaient aux enseignements de l’Église, et ils savaient que leurs petits-enfants
les verraient accueillir le fils et son partenaire dans la famille. Leur réponse pourrait se résumer en
trois mots: «Il est de notre fils ».

Quel
modèle d’évangélisation ce serait dans les paroisses si elles répondaient à des
situations similaires dans leur entourage! C’est
un exemple concret de ce que l’Instrumentum laboris dit sur ​​le rôle de
l’enseignement de l’Église et sa mission principale qui est de faire connaître
au monde l’amour de Dieu. »


Le cardinal répond
donc à ce témoignage dans une interview  dont je vous en traduis un extrait :
« « Si
les relations homosexuelles sont intrinsèquement désordonnés, qu’est-ce que
cela signifierait pour petits-enfants de voir présent à une réunion de famille
un membre de la famille qui vit une relation désordonnée avec une autre
personne? Nous ne voulons pas que nos enfants puissent
avoir l’impression que les relations sexuelles en dehors du plan de Dieu sont
bien, qu’on ait l’air de cautionner des actes gravement coupables de la part
d’un membre de la famille[…] Et nous ne devrions le faire dans le contexte
d’un membre de la famille qui ne souffre pas seulement de l’attraction du même
sexe, mais qui a choisi de vivre cette attraction, d’agir, commettant des actes
qui sont toujours et partout le mal, mal.». 
Il a ajouté, cependant, que «les familles doivent
trouver un moyen de rester près d’un enfant dans cette situation – à un fils ou
petit-fils, ou quoi que ce soit – dans le but d’essayer de tirer la personne
loin d’une relation qui est désordonnée. « 

Sarah, encore une anglophone lui pose
plusieurs questions ici


J’ai juste envie pour ma part de lui raconter ceci :

J’ai invité à mon domicile, dans ma famille un couple homosexuel
plusieurs fois car c’étaient des amis bien avant mon mariage. Depuis, l’un d’eux est mort du sida accompagné
jusqu’au bout par l’autre.  Mes enfants
les connaissaient bien.

J’ai expliqué à mes enfants qu’avant d’être homosexuels, ils étaient
nos amis et que ce qui  passait dans leur
chambre ne nous regardait pas.  D’autant
que leur relation n’était  pas que
sexuelle (pendant les longues années de la maladie elle ne l’était même pas du
tout). Leur relation n’était pas à mon sens « désordonnée »  si 
certains de leurs actes privés l’étaient.

Je trouve que le cardinal Burke fait bien peu confiance à
ses ouailles qu’il semble croire incapables d’expliquer cette situation à leurs
enfants.

Nos enfants peuvent fréquenter des homosexuels,  ce n’est pas contagieux 🙂 


Je m’imagine à la place de ce couple australien et leur réponse
est la mienne. C’est mon fils. Il ne s’agit pas de « cautionner »
mais simplement d’accueillir de façon inconditionnelle son enfant quel que soit
 ses choix (ou pas) de vie.


J’étais là lorsque Jean Michel est décédé. Pendant ses
dernières heures, j’ai accompagné son père qui a appris en même temps l’homosexualité
de son fils et sa mort imminente. L’horreur totale. Jean Michel n’avait jamais
osé lui en parler. Alors depuis plusieurs années, ils ne se voyaient plus pour éviter
le sujet.  Je lui ai raconté combien
Jean, son ami avait été là, toujours. Il a vu sa peine immense à la hauteur de
la sienne.

Il aura fallu que Jean Michel meure pour que son père lui dise « tu
es mon fils et je t’aime quoiqu’il en soit »

Ce papa catholique pratiquant n’a pas su donner à son fils l’image
d’un père qui lui aurait permis de croire que Jésus l’aimait. Nous avons prié
ensemble dans la chapelle de l’hôpital pour Jean- Michel,  pour Jean son ami et pour lui qui allait
continuer à vivre avec ce poids.

Je sais que Jean Michel voulait l’amour du Christ  alors à sa façon notre petite famille lui donnait ce qu’elle pouvait, pas une approbation, ni une caution mais simplement l’amour de vrais amis qui sont là dans les joies et
les peines. 

J’étais enceinte lorsqu’il nous a quitté et mon fils porte son nom, celui d’un ami qui me manque. Je n’oublie jamais dans mes prières Jean Michel, son père et Jean. C’est un sourire qui me vient quand je pense à lui.

Si cela n’est pas permis d’après monseigneur Burke c’est
bien dommage, mais je n’ai pas l’intention de changer d’attitude.



Mise à jour après la conférence de presse du jour:


Ça rassure 🙂

Share

C’est mon fils

Ce n’est pas parce que j’ai dit qu’il fallait attendre en
confiance la fin du synode que je vais laisser passer l’interview du cardinal
Burke qu’il a donné d’ailleurs hors synode à un media.

Cette interview
en anglais semble avoir eu peu d’écho dans le monde francophone. Vous le
trouverez en anglais là. Cet interview suit le témoignage d’un couple pendant
le synode que vous pouvez lire ici 

Un extrait traduit pour les non anglophones « Des amis nous avaient
l’intention de leur réunion de famille de Noël quand leur fils gay a dit qu’il
voulait venir avec son partenaire. Ils
croyaient aux enseignements de l’Église, et ils savaient que leurs petits-enfants
les verraient accueillir le fils et son partenaire dans la famille. Leur réponse pourrait se résumer en
trois mots: «Il est de notre fils ».

Quel
modèle d’évangélisation ce serait dans les paroisses si elles répondaient à des
situations similaires dans leur entourage! C’est
un exemple concret de ce que l’Instrumentum laboris dit sur ​​le rôle de
l’enseignement de l’Église et sa mission principale qui est de faire connaître
au monde l’amour de Dieu. »


Le cardinal répond
donc à ce témoignage dans une interview  dont je vous en traduis un extrait :
« « Si
les relations homosexuelles sont intrinsèquement désordonnés, qu’est-ce que
cela signifierait pour petits-enfants de voir présent à une réunion de famille
un membre de la famille qui vit une relation désordonnée avec une autre
personne? Nous ne voulons pas que nos enfants puissent
avoir l’impression que les relations sexuelles en dehors du plan de Dieu sont
bien, qu’on ait l’air de cautionner des actes gravement coupables de la part
d’un membre de la famille[…] Et nous ne devrions le faire dans le contexte
d’un membre de la famille qui ne souffre pas seulement de l’attraction du même
sexe, mais qui a choisi de vivre cette attraction, d’agir, commettant des actes
qui sont toujours et partout le mal, mal.». 
Il a ajouté, cependant, que «les familles doivent
trouver un moyen de rester près d’un enfant dans cette situation – à un fils ou
petit-fils, ou quoi que ce soit – dans le but d’essayer de tirer la personne
loin d’une relation qui est désordonnée. « 

Sarah, encore une anglophone lui pose
plusieurs questions ici


J’ai juste envie pour ma part de lui raconter ceci :

J’ai invité à mon domicile, dans ma famille un couple homosexuel
plusieurs fois car c’étaient des amis bien avant mon mariage. Depuis, l’un d’eux est mort du sida accompagné
jusqu’au bout par l’autre.  Mes enfants
les connaissaient bien.

J’ai expliqué à mes enfants qu’avant d’être homosexuels, ils étaient
nos amis et que ce qui  passait dans leur
chambre ne nous regardait pas.  D’autant
que leur relation n’était  pas que
sexuelle (pendant les longues années de la maladie elle ne l’était même pas du
tout). Leur relation n’était pas à mon sens « désordonnée »  si 
certains de leurs actes privés l’étaient.

Je trouve que le cardinal Burke fait bien peu confiance à
ses ouailles qu’il semble croire incapables d’expliquer cette situation à leurs
enfants.

Nos enfants peuvent fréquenter des homosexuels,  ce n’est pas contagieux 🙂 


Je m’imagine à la place de ce couple australien et leur réponse
est la mienne. C’est mon fils. Il ne s’agit pas de « cautionner »
mais simplement d’accueillir de façon inconditionnelle son enfant quel que soit
 ses choix (ou pas) de vie.


J’étais là lorsque Jean Michel est décédé. Pendant ses
dernières heures, j’ai accompagné son père qui a appris en même temps l’homosexualité
de son fils et sa mort imminente. L’horreur totale. Jean Michel n’avait jamais
osé lui en parler. Alors depuis plusieurs années, ils ne se voyaient plus pour éviter
le sujet.  Je lui ai raconté combien
Jean, son ami avait été là, toujours. Il a vu sa peine immense à la hauteur de
la sienne.

Il aura fallu que Jean Michel meure pour que son père lui dise « tu
es mon fils et je t’aime quoiqu’il en soit »

Ce papa catholique pratiquant n’a pas su donner à son fils l’image
d’un père qui lui aurait permis de croire que Jésus l’aimait. Nous avons prié
ensemble dans la chapelle de l’hôpital pour Jean- Michel,  pour Jean son ami et pour lui qui allait
continuer à vivre avec ce poids.

Je sais que Jean Michel voulait l’amour du Christ  alors à sa façon notre petite famille lui donnait ce qu’elle pouvait, pas une approbation, ni une caution mais simplement l’amour de vrais amis qui sont là dans les joies et
les peines. 

J’étais enceinte lorsqu’il nous a quitté et mon fils porte son nom, celui d’un ami qui me manque. Je n’oublie jamais dans mes prières Jean Michel, son père et Jean. C’est un sourire qui me vient quand je pense à lui.

Si cela n’est pas permis d’après monseigneur Burke c’est
bien dommage, mais je n’ai pas l’intention de changer d’attitude.



Mise à jour après la conférence de presse du jour:


Ça rassure 🙂

Share

Fourbi et orbi (dans ta librairie)

Il fallait bien que ça arrive un jour. A force de caser des anecdotes débiles à tout bout de champ – dont un certain nombre concernant l’Eglise – on pouvait se douter que tout cela finirait dans un bouquin. Alors entre deux aventures de Tirdel et Albin, j’ai réussi à trouver un peu de temps…

Share

Les Corinthiens et le Synode

Ces deux derniers jours m’ont rappelé un commentaire du jésuite Pierre Ganne sur la première lettre de saint Paul aux Corinthiens. En effet, l’Apôtre s’adresse à une communauté profondément divisée sur l’accueil à faire aux Gentils qui viennent frapper à … Lire la suite

Share

« Many people know that several of the English and French decadents ended up embracing Catholicism…. »

“Many people know that several of the English and French decadents ended up embracing Catholicism. Nowadays it is easy to take pride in these exotic converts, but at the time very few Catholics were hastening to slaughter the fatted calf. Some doubted their sincerity, others worried that even a sincere aesthete might well be treating the Church like a glamorous accessory. G. K. Chesterton, for instance, never warmed to Wilde, sniping that the old decadent had been drawn to the Church only because “he desired all beautiful things—even God.””

Their Decadence and Ours | Helen Andrews | First Things

Share

La pastorale de l’échelle à barreaux

In English below

Le document de synthèse des débats de la première semaine du
synode a choqué certaines personnes dont j’ai lu les articles de blog.

J’ai été étonnée puis navrée de leurs réactions à plusieurs
titres.

Premièrement il ne s’agit que d’un document de travail pour alimenter
la réflexion des groupes durant la seconde semaine. 

Pourquoi crier avant d’avoir
éventuellement mal ? Peut-être auraient ils préféré que l’on ne connaisse
pas la teneur des débats mais n’auraient –ils pas alors pointé du doigt ce
manque de communication ?


Pourquoi d’autre part utiliser un langage guerrier
(victoire, contre-attaque etc.)  alors
que le synode doit faire émerger une synthèse éclairée par l’Esprit Saint. Mais
peut-être ne sommes-nous pas convaincus du rôle de l’Esprit Saint dans le
synode en y voyant qu’une bataille entre deux camps ?

Pour rentrer plus en détail dans les reproches faits à ce
texte, il semble que certains aient peur de voir la doctrine morale de l’Eglise
changer.  D’autres battent des mains
croyant voir une révolution dans ce texte.

Tout ça parce que nos évêques se sont penché avec un esprit d’écoute
miséricordieuse sur un certain nombre de sujets.  
Cette attitude n’a rien de révolutionnaire, c’est
celle du Christ !

Aller vers les pécheurs, regarder ce qui est bon en eux et
les encourager à grandir au lieu de les enfoncer dans leur péché.  Qui a critiqué le Christ en son temps ?



Si le mot péché n’est pas employé dans ce texte e n’est pas
parce que les évêques ne croient plus qu’il y ait péché mais parce que l’on
n’attire pas une mouche avec du vinaigre.


Si la doctrine sur le mariage n’est pas plus réaffirmée dans
ce texte cela ne signifie pas qu’elle serait oubliée. De quoi avons-nous peur ?
Que l’on axe la pastorale sur ceux qui peinent à gravir les barreaux de l’échelle
de la sainteté au détriment de ceux qui sont déjà sur les derniers échelons.
Nous voulons une distribution de bons points et de mauvais points, qu’on nous dise
que nous sommes les premiers de la classe  de façon à pouvoir regarder de
haut les autres avec un esprit serein ?


Il n’y a pas de quoi battre des mains non plus, rien de révolutionnaire
ici. Combien de prêtres et de laïcs en mission ou pas vivent au quotidien cette
pastorale et il est bon de les  sécuriser
dans leur discernement pastoral miséricordieux. Oui ils sont dans le vrai
lorsqu’ils accueillent les gens quel que soit leur niveau de croissance et si c’est
cause de scandale dans leur paroisse, il faut vraiment se demander si nous
voulons une Eglise de saints ou une paroisse de saintes nitouches bien entre elles.  


Bref, le synode est loin d’être fini et au lieu de chercher
la petite bête, avançons dans la confiance  
L’esprit Saint guide l’Eglise
depuis plus de 2000 ans.



Pastoral ladder


The executive summary of the proceedings of the first week
of the synod has shocked some people I have read blog articles.

I was surprised and sorry to their reactions in several
ways.

Firstly it is only a working document for reflection groups
during the second week. Why scream before evil? Maybe they would have preferred
that we do not know the content of the debates but-they would not be singled
out for this lack of communication?

Why use a second language warrior (victory against attack
etc.) while the synod should be informed by the Holy Spirit synthesis emerge.
But maybe we’re not convinced of the role of the Holy Spirit in the synod in
seeing a battle between two camps?

To get more detail in the criticisms of this text, it seems
that some are afraid to see the moral teaching of the Church to change. Other
clap fancying a revolution in this text.

All that because our bishops are addressed in a spirit of
compassionate listening on a number of topics. 
This attitude is nothing
revolutionary, is the one of Christ !

Go to sinners, look at what is good in them and encourage
them to grow instead of sinking into their sin. Who criticized Christ in his
time?

If the word sin is not in that text e is not because the
bishops do not believe that there is sin, but because it does not attract a fly
with vinegar.

If the doctrine of marriage is as reaffirmed in this text
that does not mean she would be forgotten. What are we afraid of? That pastoral
one axis on those who are struggling to climb the rungs of the ladder of
holiness at the expense of those that are already on the top rungs. We want a
distribution of good and bad points, we want to be told that we are the first
class in order to be able to look down on others with a calm mind?

There is nothing to clap either, nothing revolutionary here.
How many priests and laity in mission or not live this pastoral experience
daily and it is good to secure them in their compassionate pastoral
discernment. Yes they are right when they welcome people regardless of their
level of growth and if this is a cause of scandal in their parish, you really
wonder if we are a Church of saints or goody two shoes parish.

In short, the synod is far from over and instead of nitpicking,
moving in trust. 
The Holy Spirit guides Church for over 2000 years.

Share
Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
Aller à la barre d’outils