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novembre 2015

Touche pas à ma crèche !?

Après les attentats du 13 novembre 2015, certains ont eu la géniale idée de proposer de lutter contre le terrorisme islamique avec des armes à la puissance avérée : plus de laïcité et moins de christianisme. Nombreux sont ceux qui ont été subjugués par l’à-propos et l’originalité de la proposition qui ne tardera certainement pas à […]

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Un samedi à la messe: un amour «débordant» qui éclabousse bizarrement

Il y a un an et demi, après avoir trainé mes valises dans une demi-douzaine de villes et mes meubles dans tout autant d’appartements, j’ai décidé d’arrêter d’être une « catholique nomade ». J’ai passé la porte de l’église au bout de ma rue et je suis montée vers l’animatrice de la messe, confiante et terrifiée en […]

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Et d’avent en aventures

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« Aventure, cela vient d’adventura, les choses qui vont arriver » ai-je expliqué récemment à mes 5èmes. « Ce n’est donc pas seulement l’aventure, c’est l’ouverture à l’inconnu ».

 

Avent, c’est la même racine : c’est ce qui va venir, c’est l’ouverture à un inconnu qui nous dépasse. C’est un appel à vivre une tension entre le passé, le présent et l’avenir.

 

L’avent, c’est donc un peu comme un roman d’aventures. Le 1er dimanche, c’est s’embarquer en mer, malgré le « fracas de la mer et des flots » et voir la carte de la navigation que donne la Bible.

 

Les indispensables veille et prière comme attitudes générales, pour nous qui sommes chacun pour nous-mêmes les timoniers, les « capitaines de notre âme » pour reprendre les mots du poème « Invictus », le préféré de Nelson Mandela.

 

Il y a les dangers indiqués qui risquent de nous faire tomber de Charybde en Scylla : « les soucis de la vie », « les beuveries et l’ivresse » qui sont autant d’écueils dans lesquels sombrer et s’oublier alors que le Christ nous invite à relever la tête dans la tempête et à la tourner vers Son horizon. Non pour sembler braves, mais parce qu’Il vient et, qu’avec Lui, on peut tout. C’est Lui le vrai capitaine du navire.

 

Sur la boussole, la seule direction sera l’amour.

 

Dans les tempêtes et les calmes plats de la vie où l’on n’avance pas, qu’Il rende plus forts nos cœurs car la seule île à laquelle il veut notre arrivée est la sainteté. On l’appelle parfois autrement, du nom de « bonheur », mais c’est pareil en réalité.

 

Une invitation à avancer vers l’amour qui est dans le même temps une invitation à l’accueillir. Comment préparer nos cœurs pour Le recevoir ? Nous pouvons avoir des cœurs comme des pierres dans lesquelles Il ne peut pas rentrer ; nous pouvons avoir des cœurs comme des liquides flasques dans lesquels il ne saurait prendre pleinement pieds.

 

Comment aimer ?

 

Les temps troublés dont parle l’Évangile sont là, il n’y a pas à les chercher. Mais il y a à prier et à veiller et on y revient sans cesse.

 

A quelle veille suis-je invitée durant l’Avent ? A quelle vigilance m’appelle le Seigneur ?

  • Peut-être suis-je invitée à surveiller sur une attitude en moi-même qui est contraire à l’Évangile ;
  • Peut-être suis-je invitée à veiller sur l’autre, sur celui-ci en particulier qui en a tant besoin.
  • Et dans tous les cas, je suis invitée à veiller dans la prière, à la laisser devenir chaque jour plus mon atmosphère dans laquelle je respire à l’aise.

 

Pour que vienne toujours plus en nos cœurs Celui qui doit venir : viens Seigneur Jésus, emplis nos cœurs de Ton Amour.

 

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Mieux que la langue de buis

 

Parce qu’il est besoin de douceur en ce monde, particulièrement en ce temps,

Comme une grande envie de vous recommander l’ouvrage de l’ami Edmond : le Jargonnier catholique !

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Des signes par milliers pour des mots cathos à foison,

Des entrées sympatoches aux mots si habilement choisis pour porter juste,

Une manière de dire que Dieu nous accueille en sa maison pour former un peuple de frères.

On sait que Lui, le Seigneur, veut notre bonheur mais aussi Edmond, j’en veux pour exemple la si délicate définition de bilocation qui est, je crois, celle que je préfère :

 

Bilocation (n.f.) : Capacité très amusante à se trouver à deux endroits au même moment. L’histoire chrétienne comporte deux exemples particulièrement fameux de cette propriété : saint Padre Pio et la quasi-totalité des fidèles durant l’homélie.

 

Au-delà des remarques souvent caustiques, la foi filtre toujours… d’un clin-Dieu bien appuyé ou d’une finesse qui nous tourne d’un coup vers Lui.

Certes, c’est peut-être plus adaptés aux « prochains » qu’aux – en apparence – lointains… mais que c’est doux et bon ! 

 

A l’aube nouvelle de l’Avent,

Comme un grand champ à moissonner de sourires.

N’hésitez plus !

 

P.S. : pardon, je n’ai pas pu m’en empêcher…

 

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Attentats de Paris, déclaration de la CRCF

Nous, Conférence des responsables de Culte en France, nous associons à l’hommage national qui sera rendu aux victimes des attentats du 13 novembre dernier à Paris et à Saint Denis. Nous exprimons par ce message commun notre profonde sympathie aux familles, aux parents et aux enfants des victimes de ces attentats. Nous saluons le professionnalisme, […]

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Leurs délires. Nos fantasmes. 

Quelques idées jetées à la hâte la semaine dernière en voyant déferler et circuler certaines idées sur les réseaux. Après avoir renoncé à les travailler, je les publie malgré tout, lassé de voir les idées qui en avaient suscité la rédaction passer du ghetto du web à la vie réelle. Les bobos, concept daté et… Continue reading Leurs délires. Nos fantasmes. 

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Changer de refrain

On a trop parlé ces derniers temps d’un texte minable, hélas écrit par un prêtre, et insinuant, en substance, que ceux qui ont été assassinés le 13 novembre l’avaient bien cherché. Je n’ai aucune raison de penser que le point de vue qui y est exprimé soit partagé par un grand nombre de catholiques. Je […]

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COP21 Point sur les journées du vendredi 27 et du samedi 28 novembre

Vendredi 27 novembre – Accueil des pèlerins climatiques Quatre pèlerinages vont converger vers Paris à l’occasion de la COP21. Venus de l’Est avec des Allemands, Scandinaves, Néerlandais, Belges. Du nord à l’initiative des Anglais. Du sud venant de Rome avec un groupe des Philippines. Et enfin une route de cyclistes venant d’Afrique de l’Est. Un événement […]

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A fleur de peau, à fleur d’âme

 

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Il m’aura fallu du temps pour mettre par écrit ce que fut cette semaine post-attentats : je crois que j’ai rarement vécu une semaine aussi dense sur le plan professionnel et il était difficile de mettre des mots dessus. Ca l’est toujours.

 

Soyons clairs : l’immense majorité des élèves était autant sous le choc que leurs professeurs.

J’ai été touchée par les mots, les dessins des 6èmes, qui reflétaient beaucoup de peur ou de tristesse et, parfois, une grandiose espérance lumineuse en la vie ;

J’ai été touchée par le mot venu du cœur d’un collègue qui s’est répandu par la suite dans plusieurs classes : « les terroristes, c’est rien que des conn**ds » ;

J’ai été touchée par la douleur si forte de certains de mes collègues, abattus ;

J’ai été touchée par l’immense volonté de « comprendre » des 4èmes dont je suis prof principale, par cette très belle discussion que j’ai eue avec eux sur la différence entre religion et extrémisme : tous, nous en sommes sortis grandis.

Et pourtant, quand est arrivé vendredi soir, fatiguée à un point comme jamais je ne le suis, ce sont les quelques réactions extrêmement minoritaires inadmissibles qui me restaient en tête comme une ritournelle, comme des violences personnelles presque, ce qu’elles n’étaient pas.

 

Je n’ai pas envie de les écrire ici : elles donneraient une image du « jeune de banlieue » qui n’est pas juste parce qu’il s’agit de seulement quelques-uns, beaucoup dans la provoc’. Quelques-uns qu’on aimerait tant aider à mûrir, à grandir…

Je n’ai pas envie de m’y attarder quoique ce cas m’ait hantée.

 

Et pourtant, Dieu que cette semaine fut difficile…

La salle des profs était dans un  abattement certain, les élèves semblaient eux-mêmes spécialement « durs » : pourquoi ?

Je suis restée avec cette question.

 

Et soudain, j’ai repensé aux premières heures de lundi dernier,

Ces heures où j’ai pris en binôme une classe inconnue avec une collègue : elle n’était pas bien à cause de la situation et, à un moment, elle s’est éloignée.

Un de ses élèves m’a dit : « Elle est partie pour pleurer ?

– Je n’en sais rien, cela ne te regarde pas.

– Mais les professeurs, ça pleure ?

– Oui, les professeurs, comme tous les adultes même, ça pleure. Je crois que nous, vos professeurs, on a presque tous pleuré ce week-end ».

Pendant quelques instants, il y eut un silence étonné dans la classe.

Cette phrase était importante à leurs yeux.

 

Ce fut une semaine difficile, oui, une semaine difficile parce que nous étions tous plus qu’à fleur de peau : nous étions tous à fleur d’âme puisque ce que les terroristes avaient touché, c’était à la vie.

A fleur de peau, on réagit brusquement ;

A fleur d’âme, on réagit avec tout notre être : à la violence, à toutes les sollicitations… et l’on dit beaucoup de soi-même aussi : professeurs, aussi bien qu’élèves ;

Des êtres dans toute leur entièreté, ça fait peu dans la dentelle : c’est dense, mastoc et, dans le même temps, assez beau.

C’était peut-être surtout une semaine très véridique, une semaine exigeante pour chacun, pleine d’être.

Puisse cette semaine à la saveur si étrange amener un « supplément d’âme » ou un « supplément d’être » – selon votre religion – à chacun.

Merci à vous qui avez prié pour les professeurs. 

 

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