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décembre 2016

« A man who gives in to temptation after five minutes simply does not know what it would have been… »

“A man who gives in to temptation after five minutes simply does not know what it would have been like an hour later. That is why bad people, in one sense, know very little about badness. They have lived a sheltered life by always giving in. We never find out the strength of the evil impulse inside us until we try to fight it: and Christ, because He was the only man who never yielded to temptation, is also the only man who knows to the full what temptation means-the only complete realist.”

C.S. Lewis, Mere Christianity (via jasminecrystal)

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Solus Tragicus

Sorry, but no. The Reformation was not just “both tragic and salutary”. It was just tragic. This is one “sola” I’ll abide by. Let’s go through those baffling theses. 

1. 

“The first Protestants split from the Latin church that had, of course, already been in schism with the Orthodox church for almost five hundred years. In light of this reality, all Christian must be considered schismatics; no Christian church is immune from this accusation, including Catholics and the Orthodox”

This is part of a long hand-wringing list of justifications that seem to justify the schism of the Reformation on the basis of the Catholic-Orthodox schism…somehow. I guess I missed the “two wrongs make a right” part of the Sermont on the Mount. 

No Christian is immune from being accused by someone of being a schismatic. Orthodox can accuse me (a Catholic) of being schismatic, for sure. But it says nothing about whether the accusation is actually true. 

It is convenient though. It’s easy to say, well, everyone’s a little schismatic, so  what difference does it make. It dispenses one from having to ascertain not just whether the communions’ conflicting claims conflict, but whether they are true. How is that not the equivalent of the village atheist who confidently asserts that because there are so many competing religions, none of them can be true? 

“Therefore [Protestant churches] do not confront one another with the impossible choice between two mothers [the Catholic and the Orthodox Churches], both of whom have important, compelling, and yet contradictory claims of being the church. Protestantism protects from this double bind even as it protests this double bind, and this protest should not cease until the original schismatics are reconciled. Then it might be time to declare the Reformation over”

Pardon me, but why is this choice “impossible”? I’m reminded of Mark Twain’s line, asked if he “believed” in infant baptism; he replied “Believe in it? Why, I’ve seen it done.” The choice is quite possible, and people make it every day; every day people go from Catholic to Protestant, Protestant to Catholic, Orthodox to Catholic, Catholic to Orthodox, etc. They weigh competing truth claims and reach a decision. But fearful it is to fall in the hands of the Living God. Better to throw up your hands and pretend to yourself that something people do every day is impossible. 

Fundamentally, I don’t see what the big deal is about the Catholic-Orthodox schism. It wasn’t the first and it wasn’t the last schism. There was the Monophysite controversy. And before that Arianism, and for a while in the West, even after Nicaea, the Arian Church was bigger than the Catholic Church. But I guess one couldn’t be asked to choose between them, because the choice between whether Jesus is divine or a creature is just “impossible”. I mean, they both had “important, compelling and contradictory” claims of being the church! And therefore (somehow) because those claims are contradictory they are “impossible” to resolve. ¯\_(ツ)_/¯

“To become Catholic I would have to contract my ecclesial world”

Oh, poor you. Ah, the priceless Peter Leithart. Well, maybe. So what? Again, we have a statement of the fact that stopping becoming a Protestant would be inconvenient, not that it would be wrong. I mean, try these on for size: “To become a non-universalist, I would have to contract my eschatological world”; “To follow You I would have to give my wealth to the poor” (oops). 

In a sense, this is all reassuring. It keeps nagging at y’all, doesn’t it? You realize that some great catastrophe has been made, although you can’t quite yet realize the full magnitude of it, and so you need to come up with excuse after excuse to assuage the guilt, excuses that, I’m sure, like all excuses, don’t even convince you. 

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Baisser de rideau

Ecouter ma dernière chronique sur Radio Notre-Dame. Oui je sais, c’est triste, mais le meilleur reste à venir ! Quelle meilleure période pour baisser le rideau que la trêve des confiseurs ? Cette période où tout tourne au ralenti, ce temps du repos. Le temps aussi pour respirer, pour mieux être inspiré. D’ailleurs savez-vous d’où … Continuer la lecture de Baisser de rideau 

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Et je m’entête à louer ta création

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Comme une pensée d’Etty Hillesum pour temps troublés, ou pour les Saints Innocents… bref, qui semble consonner tout à fait aujourd’hui : 

 

« On a parfois le plus grand mal à concevoir et à admettre, mon Dieu, tout ce que tes créatures terrestres s’infligent les unes aux autres en ces temps déchaînés. Mais je ne m’enferme pas pour autant dans ma chambre, mon Dieu, je continue à tout regarder en face, je ne me sauve devant rien, je cherche à comprendre et à disséquer les pires exactions, j’essaie toujours de retrouver la trace de l’homme dans sa nudité, sa fragilité, de cet homme bien souvent introubable. Enseveli parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes.

Je ne reste pas ici, dans une chambre paisible et fleurie, à me gaver de poètes et de penseurs à louer Dieu, je n’y aurais pas grand mérite, et je ne crois pas non plus être aussi étrangère au monde que mes bons amis se plaisent à le répéter d’un air attendri. Tout être humain a sa réalité propre, je le sais, mais je ne suis ni une illuminée, ni une rêveuse, mon Dieu, ni une « belle âme » attardée dans une interminable puberté. Je regarde ton monde au fond des yeux, mon Dieu, je ne fuis pas la réalité pour me réfugier dans de beaux rêves – je veux dire qu’il y a place pour de beaux rêves à côté de la plus cruelle réalité – et je m’entête à louer ta création, mon Dieu, en dépit de tout ! » 

Etty Hillesum, Une vie bouleversée (extrait de son journal du 26 mai 1942) 

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Rapide son Verbe la parcourt

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« Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. » (Jn 1, 14).

… Le Verbe s’est fait tellement chair que vous noterez sur l’image qu’un micro semble placé devant le crucifix pour mieux L’entendre… 

 

Le Verbe s’est fait chair,
Et plus rien ne pourra le faire taire :
ni la mort, ni toutes les persécutions. 

Le Verbe s’est fait chair :
événement historique infinitisémial ;
événement humain à portée incroyable ;
avènement divin qui se livre entièrement en nos mains. 

Le Verbe s’est fait chair : 
L’Amour se livre, s’écrit et se dit en actes,
L’Amour vit pour nous faire vivre.   
Chaque Noël n’est pas qu’un simple anniversaire où « Il est né le divin enfant » tient lieu de « joyeux anniversaire Jésus ! » ;
Chaque Noël nous repose, sérieusement et profondément, la question de L’accueillir pour de vrai, pour de bon, dans la crèche de notre coeur :
« Veux-tu m’accueillir et vivre chaque jour plus avec moi ? »

 

Belle fête de Noël – certes, en son octave – à tous ! 🙂 

 

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En fondant… Père Jérôme, L’Ordre des Moines-forestiers

Jadis, on a fondé des ordres monastiques pour des tâches humano-sociales variées : la défense des Lieux saints, la rédemption des captifs, la construction de ponts. Il existe aujourd’hui une confrérie de frères bâtisseurs. Je voudrais un ordre qui aurait pour tâche de reconstituer des forêts dans le désert d’Espagne ou du Moyen-Orient. Tâche journalière minime, mais globalement gigantesque. C’est pourquoi il y faudrait des consacrés, des profès, lesquels – parce qu’ils sont profès – ont le sens de la continuité. Des profès qui, parce qu’ils sont amis de Dieu, sont aussi amis des hommes, et des forêts.
Dans cette ordre religieux, au cours de la cérémonie de profession, le dialogue suivant s’établirait, sur un mode à la fois symbolique et sacré :
Le supérieur : « Jeune homme, voulez-vous venir travailler avec nous. Ce ne sera pas long, à peine une semaine ».
Le postulant : « Ça ne m’intéresse pas ».
Le supérieur : « Venez avec nous, nous en aurons pour une année ».
Le postulant : « Ça ne m’intéresse pas ».
Le supérieur : « Venez, mon fils, parmi nous : nous en aurons pour cinquante ans, et bien davantage, sans décrocher un seul jour ».
Le postulant : « Ça m’intéresse. Ça vaut la peine. Voilà du sérieux. Je suis des vôtres, mon Révérend Père, avec la grâce de Dieu et le secours de vos prières ».
Toute la liturgie de mon ordre serait de cette sorte, exprimant et affirmant la valeur de ce qui dure et se continue dans la patience. Oh ! Petit frère, faites au moins idéalement profession dans cet ordre là, parmi mes moines-forestiers. L’immobilité des grands bois fait tomber l’impatience de l’homme. Quand il compare sa durée à la leur, le voilà prudent et respectueux.
La forêt, comme la vie contemplative, exerce nos facultés réceptives, celles par lesquelles notre cœur témoigne de son attente et de son espoir. Le métier de forestier et celui de moine conduisent pareillement au silence. Silence humain dans les grands bois. Ceux-ci, en effet, par leur noblesse, étouffent le bavardage et défient les explications. Et puis, nul bavardage, de l’homme même le plus vain, ne saurait durer cent ans. Or, dans les bois, dans le cœur des profès, tout ce qui est valable dure cent ans.
Faites donc profession, petit frère, prenez votre poste à côté de moi, et nous travaillerons longtemps ensemble.

Père Jérôme, in Tisons
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Il est là !

Il est là ! Tout petit, couché dans la mangeoire. Il est là, alors qu’il y a quelques instants, on l’attendait… Il est là, aujourd’hui, dans notre nuit, comme il y a 2000 ans à Bethléem. Sans faire de bruit, discrètement, humblement, dans une petite mangeoire. Il faut dire qu’Il est arrivé vite à l’époque. Un […]

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"Il demande seulement de l’accueillir"

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Une affichette, discrètement posée à plusieurs endroits ; une affichette si simple et si essentielle. 

Ces derniers mois, j’ai probablement vécu certains des mois les plus denses de mon existence : j’y ai connu une immense joie, qui me travaille au coeur, qui a transformé et transforme ma vie, en Dieu, mais j’y ai connu également de profondes douleurs et angoisses. Bien sûr, c’est le lot de chaque existence mais la densité y a été assez importante. 

Je ne serai pas à cette messe de Noël célébrée dans une tout petit oratoire d’hôpital dans lequel, plusieurs fois ces derniers mois, j’ai prié un office ou ai pris simplement quelques instants de silence. Ce soir et demain matin, je serai avec ma communauté paroissiale. Mais, dès que ce sera fini, je viendrai dans cet hôpital. Ce ne sera pas la première fois d’ailleurs que cela m’arrivera de passer un 25 décembre à l’hôpital, bien que la personne à accompagner ait changé. 

Dans ce lieu où la pauvreté s’appelle dépendance et souffrance, l’amour a une saveur toute particulière : dans ce lieu, l’amour humain devient gratuit bien au-delà des devoirs des soignants, l’amour est la signature d’une qualité d’être. Dans ce lieu où Dieu se cache, l’amour humain reflète tout spécialement Son amour. 

Et les malades sont peut-être plus aptes que nous, les bien-portants, à accueillir cela, la gratuité de l’amour. Ils n’ont rien à offrir en échange, sinon eux-mêmes. 

Il est difficile de dire « joyeux Noël » dans une chambre d’hôpital sans être trop dissonant mais il est possible de le vivre et de célébrer, avec les moyens du bord, l’amour et la vie. 

Où quand des lèvres trempées dans le champagne servi dans un gobelet plastique moche deviennent festin ;
Où quand des sourires et des rires, malgré tout, pour effacer les angoisses cachées deviennent espérance et promesse de vie ;
Où quand l’espace aseptisé d’un hôpital devient quelque peu une crèche qui accueille la vie dans la pauvreté. 

Noël s’y vit, Noël s’y célèbre, sans pompes ni discours. 

Ce sont encore ces plus pauvres qui auront le coeur ouvert et qui nous montreront le chemin pour accueillir le formidable Amour de Dieu pour l’humanité, qui nous désigneront l’essentiel… pour apprendre à accueillir à notre tour. 

Je crois que demain, je rencontrerai spécialement le Christ là-bas, par « la mystérieuse sagesse que Dieu veut nous communiquer à travers eux » (Evangelii Gaudium, §198) : je crois que, demain, je poursuivrai vraiment la célébration de Noël dans cet endroit sordide qui resplendira, dans le même temps, de l’éclat de la plus belle des crèches. 

 

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