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février 2017

Le carême, une course communautaire vers le Christ

C’est la grande question au début de chaque carême : comment vais-je réussir ces quarante jours ? Peut-être en ne cherchant pas d’abord à le considérer comme un défi sportif qui serait à relever ou à réussir ! Vivre le carême en Eglise Le carême évoque souvent pour nous une épreuve individuelle où

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Parce que demain n’est pas la veille mais quand même

Pour agrémenter le petit-déjeuner crêpier de Chantal ;-) 

 

Nous ne sommes encore que mardi gras mais je vous propose ce beau billet du président du Centre Sèvres qui donne plusieurs pistes pour nous préparer à ces 40 jours : pour que le feu soit vif sous la cendre ! 

http://www.femininbio.com/sites/femininbio.com/files/styles/panoramique/public/images/2012/11/feu_braise_cendre.jpg?itok=6jzU4YaT

 

Bientôt va commencer le temps du Carême. Que faire pour que ces semaines ne soient pas comme les autres, (pour nous qui fréquentons le Centre Sèvres) ? Nous savons bien que le Carême n’est pas ce temps où il faudrait s’acquitter d’un certain nombre de privations et se tenir dans l’austérité pour être en règle avec la loi. Il est le moment où nous nous pouvons prendre conscience de notre finitude, de notre incapacité à aimer par nous mêmes, et de la nécessité vitale de nous tourner vers un autre que nous. Et cela peut être vrai aussi dans le travail de l’intelligence… Nous avons besoin de tels moments pour donner sens aux temps qu’on appelle ordinaires.
Qu’allons-nous vivre durant ces jours ? Quels moyens simples pour réveiller ce qui dort en nous ? A chacun de repérer ce dont il a le plus besoin pour aller vers l’essentiel. Peut-être s’agit-il de retrouver un peu de liberté face à ce qui, dans le quotidien de nos jours, nous tient captifs, nous inquiète et nous referme sur nous-mêmes. Il n’est pas difficile de trouver là où nous avons besoin de gagner en respiration intérieure, nous rendre disponible pour autre chose, pour un Autre, pour les autres. Pas besoin de chercher très loin quel ascétisme pratiquer ; il suffit, pour être décentré, d’être attentif aux appels du quotidien.

Mettons encore une fois notre cœur, notre intelligence et notre corps en éveil, pour entendre tout ce que Dieu veut nous dire. A chacun selon son histoire, il murmurera que nous préparons Pâques dans nos vies et dans ce monde chaque fois que le partage est plus fort que la possession, le désir de fidélité plus grand que celui de tout essayer ou de tout vouloir, la liberté de conscience plus importante que l’embrigadement idéologique, l’écoute intérieure plus insistante que la cacophonie ambiante, la solidarité plus contagieuse que la solitude, la parole plus influente que l’indifférence, le pardon et le respect de la vie plus forts que la haine et la mort.

Seul, nous n’y parviendrons pas. Mais le Christ nous redit en ce début de Carême qu’il s’embarque avec nous pour nous conduire sur les rives pascales.

 

François Boëdec, président du Centre Sèvres

Original par ici >>

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Elles n’ont pas oublié

J’avais presque oublié. Il y avait eu les vacances, l’océan, les belles soirées et les copies aussi, un peu. J’avais presque oublié, pas tout à fait mais c’était déjà au fond du coeur les deux jours en monastère à Martigné au tout début des vacances. Un petit ralenti du temps, bien enfoui déjà, bien au […]

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« Ne vous inquiétez pas »

  Une mère ne peut oublier son petit. Elle le nourrit, le revêt, le réchauffe, le console, le câline. Elle tremble quand il tremble, elle a froid quand il a froid, elle se réveille à son cri, elle rit avec … Lire la suite

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Tu as couvert ma honte (A. Lécu)

 

« Si la nature profonde de Dieu est la miséricorde, cela signifie qu’il ‘ferme les yeux’ sur ce qui nous éloigne de lui. Il recouvre d’un voile, d’un manteau, d’une tunique ce qu’il vaut mieux oublier. Et lui-même oublie. Le péché n’intéresse pas Dieu. Son souci, le saisissement de ses entrailles, vient de ce que nous nous préoccupons plus du péché (le nôtre et celui de notre voisin) que de lui, Dieu, et de ce qui en nous est habité, habillé par lui. » (p. 10)

 

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/L9782204107242.jpg

 

            J’ai profité de mon temps de retraite pour lire le splendide petit livre de Sr Anne Lécu, Tu as couvert ma honte, véritable quête, voire enquête policière, dans la Bible de toutes les pelures qui couvrent ou découvrent les personnages, comme autant de moyens d’arriver à la Révélation.

 

            On savoure l’originalité de la démarche à travers vêtements, voiles et dévoilements – qui ne sont pas polémiques ! – et l’on se sent souvent pris au cœur de la justesse des remarques : car il ne s’agit pas d’un cours méthodique du style « les peaux et vêtements dans la Bible : Jésus, premier engagé contre la fourrure animale » mais bien à l’origine d’une retraite… C’est dire si tout est porté par la prière pour porter ensuite à la prière. De nos voiles à nos nudités, il s’agit bien de se reconnaître toujours plus enfants bien-aimés du Père et c’est toujours aussi bouleversant.

 

« Après Jean le Baptiste, après l’immersion de jésus, plus personne n’aura besoin de se vêtir de peau de bête. Le cuir protégeait. Devant le Christ, nous sommes sans protection. Il est notre protection. Le temple désormais, c’est la chair de l’homme. Oui, ami lecteur, toi, moi, sommes le fils bien-aimé du Père. Définitivement ».

 

 

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D’un Carême à l’autre

À chaque fois, c’est la même joie. Celle d’être au bord et de bientôt entrer dedans, tu sais un peu comme au seuil d’une maison familière retrouvée à chaque début de vacances. Ça pourrait paraître un peu à côté, tellement surfait, un tantinet mécanique. Et ça pourrait être 40-jours-inscrits-sur-mon-calendrier-de-toute-façon. Mais non, à chaque fois, c’est une […]

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Je suis… le sel de la Terre

J’ai commencé sur un clocher et j’ai fini sous un figuier. Ou plutôt non, je n’ai pas fini. Je m’y suis

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Et Dieu aussi

C’est étonnant les mimosas en fleurs. Il y a les gris du ciel, les gris bleu de l’océan, les gris froids des pierres, les gris sans vie des arbres encore nus. Il y a les gris un peu tristes de leurs granits. Et le jaune des mimosas, épatant, éclatant, entêtant. C’est étonnant les mimosas en […]

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