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mars 2017

30 Days rugby Challenge

Comme d’hab, je fais tout d’un coup, parce que sinon, j’oublie des jours L’essai de Bernat-Salle contre les Blacks en 99 La finale de H-Cup 2013, à égalité avec la demi-finale France-AFS de 95 Kevin Gourdon ferait un super second centre A l’inverse, Mathieu Bastareaud ferait un pilier de belle facture Yoann Huget Celle de … Continuer la lecture de « 30 Days rugby Challenge »

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Jésus, Fils de l’Homme

On doit commencer par l’admettre : le titre de Fils de l’Homme est des plus obscurs. D’abord parce que son sens littéral est on ne peut plus général, vague, et pour ainsi dire, indéfini. Ensuite parce que, bien qu’attribuée à Jésus, c’est une désignation qui ne fait pas partie de la confession de foi chrétienne,… Read More »

Cet article Jésus, Fils de l’Homme est apparu en premier sur @Pneumatis.

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Tenue correcte exigée?

Où il est question de jupes courtes et de jeans troués, mais pas queEt une indignation de plus, une! Aujourd’hui, c’est un lycée du sud de la France qui subit l’opprobre pour contrôler à l’entrée de ses murs et des beaux jours la tenue vestimentaire de ses lycéens et surtout ses lycéennes. Et bien évidemment, … Continuer la lecture de « Tenue correcte exigée? »

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Se laisser catéchiser

Avec des ados en chemin vers la 1ère communion, séance constituée d’un petit tour d’horizon général sur la messe à l’issue duquel je leur ai posé cette question : 

Et finalement, pourquoi est-ce important à votre avis que le pain durant la messe devienne le Corps du Christ ? 

– Pour nous bénir ! / Tu sais ce que cela veux dire ? / Un peu…  / Cela signifie « dire du bien » / Donc pour que Jésus dise du bien de moi et des autres ! 

– Pour qu’Il soit ma force dans toute ma vie. 

– Pour qu’Il soit en nous. 

– Pour qu’il reste en nous. 

 

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite » (Jn 15, 11)

     😀      

http://www.oratoire.org/wp-content/uploads/2017/02/communion-malade.jpe

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Pourquoi je suis devenu sataniste

Un billet publié sur l’un de mes autres blogs, dont les lecteurs de celui-ci doivent selon moi être informés en toute franchise et en toute transparence. via Aigreurs administratives: Pourquoi je suis devenu sataniste

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Venez fêter le premier anniversaire du Simone !

Venez souffler avec nous la première bougie du Simone ! le samedi 8 avril 2017 à 18h Programme : Bilan de l’année écoulée Stands de présentation des activités du Simone Présentation…

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Pourquoi je suis devenu sataniste

« All Bibles or sacred codes have been the causes of the following Errors. 1. That Man has two real existing principles Viz: a Body & a Soul.
2. That Energy, call’d Evil, is alone from the Body, & that Reason, call’d Good, is alone from the Soul.
3. That God will torment Man in Eternity for following his Energies.
But the following Contraries to these are True
1. Man has no Body distinct from his Soul for that call’d Body is a portion of Soul discern’d by the five Senses, the chief inlets of Soul in this age
2. Energy is the only life and is from the Body and Reason is the bound or outward circumference of Energy.
3 Energy is Eternal Delight » (William Blake, Marriage of Heaven and Hell)

1) J’ai relu récemment mon tout premier billet de blog, « Entrée internaute en Carême », publié le 17 février 2010. La « déclaration de principe » du blogueur néophyte que j’étais alors  me parait une bonne manière d’introduire le présent billet, dont l’objet est une relecture d’étape de ma vie, et notamment de l’année qui vient de s’écouler:

« En débutant ce blog, j’essaie (peut-être paradoxalement) de faire oeuvre de courage et d’humilité. Peut-être que les billets que j’y laisserai (et les réactions que ceux-ci susciteront) contribueront à l’édification de tout un chacun. Peut-être également que je me ridiculiserai par la banalité de mes idées et la vacuité de mon discours (ce qui sera certes édifiant d’une autre manière, plus douloureuse pour moi). Toujours est-il que cet affrontement avec autrui dans tout ce qu’il a de différent de moi, voir d’agressif, me permettra peut-être, si je garde cet esprit , d’accueillir plus sincèrement mon prochain, aussi antipathique et abrupt qu’il puisse me paraitre au premier abord.  Et peut-être également de l’inciter (de vous inciter cher lecteur) à reconsidérer telle ou telle opinion un peu trop évidente. »

 C’était le mercredi des Cendres, je revenais de la messe et j’essayais de tromper ma faim. L’écriture de ce blog, aussi inhabituel que cela puisse paraitre, était une résolution de Carême. Sept ans et un peu plus d’un mois mois plus tard, je dois bien finir par m’avouer que ma foi s’est éteinte, au moins momentanément.

Pour retracer brièvement les grandes étapes de cette lente extinction,  discernables dans plusieurs billets de mes blogs, celui-ci inclus:

2) 2005- début 2009: retour à la foi catholique, fréquentation régulière des sacrements, découverte de la prière au travers de retraites ignaciennes, engagement progressif dans un groupe « jeunes pros » puis dans CVX, et investissement dans ma paroisse (aumônerie). Temps de discernement avec un accompagnateur spirituel en vue d’une éventuelle entrée chez les jésuites. Globalement, l’enthousiasme du converti est à son comble.

Mi-2009 à début 2012: découverte de la « cathosphère » après les polémiques de 2008 contre le Pape et ouverture d’un blog sur un coup de tête.Découverte quelques mois après, à la fois du metal chrétien et de la polémique contre le Hellfest. Ouverture d’un second blog (Inner Light) sur le sujet; implication graduelle dans la communauté internaute catholique (participation aux « fasm », notamment), et prise de conscience croissante de  la montée en puissance conservatrice et du durcissement doctrinal. Des fissures apparaissent dans ma foi (j’ai participé aux JMJ de 2011 pour tenter de la « regonfler »).

Mi-2012 à début 2013: comme une bonne partie de la cathosphère, mon enthousiasme fait les frais du durcissement des désaccords entre nous, dans le contexte des élections présidentielles tout d’abord, jusqu’aux débuts du feuilleton « manif pour tous », en passant par les polémiques de l’été ( sur la condamnation des pussy riot et sur l’enseignement de l’Eglise catholique en matière de sexualité). Je suis franchement mal à l’aise et j’ai l’impression de jouer constamment aux équilibristes pour concilier ma conscience et ma confiance en l’Eglise.

Printemps 2013 à fin 2014: je cesse tout à fait d’avoir confiance en l’Eglise. Je quitte l’aumônerie, cesse presque totalement de me confesser et vais de moins en moins à la messe. J’envisage progressivement de devenir protestant, fréquente le culte d’une Eglise réformée, et demande conseil à une pasteure.

Janvier à novembre 2015: je décide finalement de rester catholique, et tente de reprendre une vie de prière et sacramentelle régulière. Je me rapproche de la CCBF et du comité de la jupe. J’essaie de reconstruire, intellectuellement et spirituellement, ma relation à l’Eglise, en tant que catholique critique ou « d’ouverture ». La vive déception que j’ai ressentie à l’issue du synode sur la famille, et à la lecture des réactions catholiques majoritaires au coming out de Monseigneur Charamsa, ont sans doute pesé dans ce qui a bientôt suivi.

Décembre 2015 à aujourd’hui: ma foi s’écroule. Totalement. A la fois violemment et lentement, aussi paradoxale que la formule puisse paraitre. Si bien que je ne me définis plus actuellement comme chrétien. Les différents moments sont, en gros: l’après 13 novembre (aucune relation causale directe, mais , j’imagine comme la plupart des français, l’impact émotionnel et la prise de conscience de vivre dans un monde de plus en plus dangereux et incertain m’ont amené à réexaminer en profondeur mes croyances et mes priorités), la découverte fortuite du Temple Satanique, qui a constitué un énorme choc personnel pour moi, pour des raisons que je développerai ci-dessous, l’adhésion, par curiosité, puis de plus en plus par conviction, à deux organisations sataniques (le Temple Satanique, évidemment, et l’Eglise du Satanisme Rationnel) et une lassitude profonde, épidermique, de tout ce qui touche à l’Eglise catholique en particulier, et au christianisme en général, pour des raisons que je vais développer immédiatement. Ses conséquences concrètes ont été mon départ de CVX (et un gros coup de colère, rétrospectivement assez injuste, de ma part en cours d’année contre le groupe) et ma prise de distance d’avec toutes les organisations chrétiennes auxquelles j’étais encore lié.

3) Ma foi s’est donc éteinte très lentement et progressivement, mais je crois me souvenir du principal point de basculement. C’était dans le courant du printemps 2013 (je ne me souviens plus de la date précise). Un peu plus d’un an plus tard, je l’exposais dans les termes suivants:

 » Cette déception qui est la mienne,[…] naît du constat suivant: comment la communauté a priori la plus chaleureuse, la mieux intentionnée, la plus âpre à la prière ou la méditation, et l’humilité, à la relecture, à l’effort sur soi-même pour devenir une meilleure personne au fil des jours, peut voir ses membres, du fait de ces mêmes efforts, de cette même pratique, se déshumaniser sur toutes les questions qui sont dans l’ombre des enseignements qu’ils reçoivent ou leur font difficulté, quittent toute empathie et toute écoute dès lors que leurs habitudes spirituelles, et les principes qui les fondent, et surtout leur vision du monde, sont remis en cause d’une manière ou d’une autre.

Je ne vise pas là spécifiquement tel ou tel paroissien rencontré IRL, sur twitter ou sur facebook. Et bien sûr, tout n’est pas noir ou blanc, et beaucoup de personnes insensibles aux problématiques de racisme, de sexisme, d’homophobie ou de transphobie qui m’affectent actuellement sont bien meilleures que moi de plein d’autres manières. En fait, la première personne que je vise, c’est le catholique que j’ai pu être quelques temps, aveuglé par une idéalisation excessive et naïve de sa foi.

Il est coutume d’insister sur l’évidence que privée d’une fréquentation hebdomadaire des sacrements,  d’une prière régulière, d’un contact fréquent avec la communauté chrétienne, la foi s’étiole. Et c’est vrai. Toutes ces pratiques cultuelles et spirituelles sont à bien des égards bénéfiques pour notre âme.  Elles renforcent notre volonté, nous détachent de soucis inutiles, nous aident à maintenir l’espérance, nous font porter un regard plus réaliste sur celles de nos limites dont nous sommes conscients.

Mais comme toutes pratiques spirituelles, et, plus généralement, comme à peu près tout sur cette Terre, elles ont aussi une part d’ombre. Elles fonctionnent aussi comme des conditionnements (même la relecture de vie et la confession), qui renforcent en nous une vision du monde qui est celle de catholiques d’une certaine culture et de certains milieux, à une certaine époque. Elles nous rendent plus attentifs à nos propres défauts, à nos propres structures de péché, mais elles tendent aussi à nous aveugler sur les limites de la manifestation particulière de l’Eglise que nous expérimentons, et sur ses structures de péché à elle. Dès lors que celles-ci sont mises en évidence par tel ou tel, nous nous rattachons à n’importe quelle justification bancale, à n’importe quel sophisme sentencieux, pour minimiser ou réfuter cette remise en cause. C’est ainsi que j’explique comment des personnes par ailleurs dotées d’une grande droiture morale, d’un grand courage personnel, et parfois rompues à la relecture de vie et à l’examen de conscience, arrivent à gober que l’Eglise aurait « un discours nuancé » sur les homosexuels, que « le lobby LGBT » est plus influent en France que celle-ci, ou que la famille bourgeoise façon 19ème siècle est une structure intangible de la nature humaine. D’une certaine manière, en pratiquant notre foi assidûment, nous troquons certaines illusions pour d’autres.

Note: je ne dis pas que les sacrements, la prière, la relecture de vie, etc… ne sont pas nécessaires à la vie spirituelle. Ce que je dis, c’est qu’il faut tenir ensemble le rappel de leurs bienfaits et la prise de conscience des illusions que leur fréquentation routinière peut engendrer.

La force de ce conditionnement, je l’ai réalisée fin 2012 début 2013, en prenant progressivement conscience que mes efforts pour persévérer dans ma foi m’amenaient plus souvent, sur certains sujets moraux, à taire ma conscience et mon empathie, plutôt qu’à les approfondir. Je ne trouve pas acceptable de prétendre tenir pour juste un enseignement moral que je suis incapable de défendre sincèrement devant des personnes qui s’estiment lésées par celui-ci. C’était le cas pour la doctrine de l’Eglise sur l’homosexualité, et pourtant, j’étais incapable de dire nettement qu’elle avait tort, je n’arrivais pas à franchir le pas, tellement j’avais attaché de prix à la belle totalité catholique, et tellement j’avais fait reposé dessus ma foi dans le Christ. Il m’a fallu lire pendant plusieurs mois les prises de positions de plusieurs personnes plus courageuses que moi, plus un événement personnel relativement brutal, pour oser franchir le pas. »

Ce constat a introduit une contradiction fondamentale dans ma vie spirituelle, qui a très progressivement, mais inexorablement, détruit ma foi. D’un côté, la foi chrétienne, j’en suis toujours convaincu, a besoin d’une pratique spirituelle régulière, de rituels, de temps de prière et du contact avec, ou a minima d’un sentiment d’appartenance à une communauté, pour résister à l’usure du doute et des événements petits ou grands de la vie ordinaire. Mais d’un autre côté, j’ai développé depuis trois ans une conscience douloureuse de tout ce que ces éléments apportent en plus, souvent clandestinement.

Pour l’exprimer autrement: pendant longtemps, j’ai  cru que les transformations personnelles opérées par la pratique spirituelle étaient globalement positives, et que les écarts de conduite ou de discours observables chez certains chrétiens étaient globalement dus à leurs structures de péché personnelles, leur histoire individuelle, leur milieu, etc. A partir du moment où, à la suite des débats autour du mariage pour les personnes de même sexe, j’ai opéré ce déplacement de perspective, je me suis interrogé sur les effets négatifs de cette pratique, sur ses propres « structures de péché », si j’ose dire. Je me suis demandé, très sérieusement, très intimement, si ma pratique spirituelle n’avait pas contribué à endurcir mon coeur, à diminuer mon discernement moral, à me convaincre du bien-fondé de discours et de d’actions nuisibles, sources de souffrances, voire de morts. A partir du moment où je me suis posé cette question en ces termes, je pense rétrospectivement que c’était joué, même si j’ai tenu vaillamment plus de deux ans et demi avant de craquer. Je n’avais plus assez confiance pour pratiquer, autrement que très sporadiquement, et l’accumulation des désaccords, des disputes, des polémiques et des scandales a fini, lentement, douloureusement, viscéralement, physiologiquement même, par peser plus lourd sur ma conscience que le souvenir des bienfaits que ma conversion et ma pratique spirituelle m’avait apportés, et que le constat de tout le bien, très réel, dont les chrétiens et les institutions chrétiennes sont aussi capables.

Cette défiance à l’égard de la pratique spirituelle s’est doublée d’un réel dégoût de ce que je considère comme une forme de « système catholique », sur un plan plus intellectuel.

4) En 2000 ans d’existence, l’Eglise catholique, des communautés chrétiennes initiales à ce qu’elle est aujourd’hui, a eu à défendre la foi dont elle s’estime dépositaire face à d’autres religions ou courants de pensée, à des contextes changeants, des enjeux de pouvoir, des ambigüités théologiques qu’elle a du clarifier et des dilemmes moraux qu’elle a du résoudre.  des milliers de chrétiens, évêques, prêtres, religieux, laïcs, philosophes, théologiens et/ou saints, ont du écrire des centaines de milliers de pages pour développer, clarifier ou défendre tel point du dogme ou tel aspect de la pratique religieuse. Cette histoire intellectuelle procure à un grand nombre de catholiques un sentiment de fierté bien compréhensible, et l’assurance que ces milliers d’années de réflexion et d’élaboration doctrinale, par des esprits aussi illustres, ne peut avoir errer bien longtemps ou bien loin de la vérité, ni de Dieu. Aussi étrange ou difficile à comprendre ou douloureuse qu’elle paraisse, il y a bien une réponse catholique, juste, adéquate, et conforme au dogme et à la Tradition, à tous les dilemmes moraux.

Avec pour conséquence que ce dépôt intellectuel et spirituel qui est celui de la tradition catholique et de l’enseignement de l’Eglise est généralement présenté comme plus fiable, dans les ténèbres du doute, que les inclinations de la conscience individuelle.Bien sûr, l’Eglise catholique reconnait formellement la « primauté de la conscience individuelle », mais s’efforce tout de même de minimiser celle-ci (coucou Veritatis Splendor).

Même les catholiques plus ou moins dissidents, dont je fus plusieurs années durant, partagent souvent cette fierté collective: les dérives manifestes de l’Eglise relèvent de l’accident, et la justice de son essence. Et dans une perspective chrétienne, ce raisonnement est bien normal: si l’Eglise est la dépositaire d’une promesse faite par Dieu à son peuple, quelque part, elle transmet, ne serait-ce que par 1% de son message et de son témoignage, une vérité fondamentale pour ce monde.

Malheureusement, et douloureusement, je n’arrive plus à faire mienne cette perspective. Je suis fatigué, dégouté.

En particulier, je ne supporte plus les acrobaties intellectuelles auxquelles je me suis livrées tant d’années durant pour concilier cette espérance avec le spectacle des vies humaines que l’Eglise laisse si souvent, de manière si manifeste, doctrinale et doucereuse, sur le côté.

Ou, formulé autrement: je suis progressivement passé d’une vision top-down de la foi à une vision down-top, puis à un scepticisme grandissant, à force de constater, et d’encaisser, la contradiction entre l’universalisme intransigeant de la morale chrétienne dominante et son manque patent d’universalité. Bien sûr, de nombreux chrétiens luttent chaque jour, souvent de manière bien plus courageuse et concrète que moi, pour faire évoluer l’Eglise et la rendre plus inclusive. Et je me sens assez honteux, vis à vis d’eux, de craquer et de quitter leurs rangs. Mais j’en ai assez de devoir composer sans cesse avec ce château de carte monstrueux qu’est devenue la théologie chrétienne, de devoir dépenser des trésors d’ingéniosité pour creuser millimètre par millimètre une forteresse de déni, qui semble considérer comme une remise inimaginable de son identité et de sa foi la prise en compte d’évidences morales telles que les inégalités hommes/femmes en son propre sein et la discrimination des LGBT partout dans le monde. Je ne supporte plus non plus la séduction intellectuelle, souvent purement formelle et esthétique, opérée par la complexité et les détours de sa doctrine, qui, j’en suis convaincu, nous détournent trop souvent de l’urgence des souffrances individuelles, et des contradictions humainement intenables de la morale chrétienne, avec laquelle nous composons tous, ne serait-ce que dans le secret de nos coeurs.

5) La conviction qui est actuellement la mienne, que je ne fais qu’énoncer ici et que je tâcherai d’argumenter dans de futurs textes, est la suivante: il n’est pas possible de suivre en tous points l’enseignement de l’Eglise sous sa forme actuelle et de faire le bien. Quand j’affirme cela, je ne reprends pas l’idée classique suivant laquelle cet enseignement nous donne une direction, qui en elle-même est bonne, mais que notre condition de pêcheur nous rend incapable d’accomplir pleinement. Je dis que tel qu’il est actuellement formulé, le contenu de cet enseignement, non seulement ne permet pas de faire le bien, mais qu’essayer de s’y conformer endurci le coeur et aveugle le discernement moral.

Pour dire les choses très franchement, j’en suis arrivé à penser que la doctrine de l’Eglise fonctionne, de manière quasi paradigmatique, comme une double injonction contradictoire. D’un côté, elle appelle à faire le bien, à tout donner pour Dieu et son prochain, à écouter sa conscience (« vous serez jugés comme vous avez jugés ») et en faire l’examen régulièrement. De l’autre, elle demande l’obéissance, elle impose, au moins moralement, un cadre doctrinal qu’elle présente comme indissociable de l’identité chrétienne, et elle pose des principes, parfois présentés comme « non négociables », préalable au discernement dans des questions morales très complexes et qui engagent des considérations scientifiques et philosophiques sur lesquelles son expertise parait contestable. Certes, elle enrobe ces considérations de douceurs comme le discernement individuel, le principe de gradualité etc. Mais dans les faits, quand ça compte vraiment, c’est la doctrine qui a le dernier mot. L’année 2012 l’a à mes yeux prouvé. Le plus marquant pour les chrétiens favorables au projet de loi, c’était la manière dont aux yeux des chrétiens qui s’y opposaient, nous n’existions pas, nous ne pouvions pas exister. A force de râler et de publier, nous avons fini par faire admettre notre existence, mais avec l’impression d’être considérés comme des sortes de cercles carrés, des aberrations, par de très nombreux co-religionnaires. Et non, selon moi, à cause de leur dureté de coeur personnelle, de leur péché individuel, de leur méchanceté, mais au contraire du fait de leur foi, de leur dévouement, de leur désir sincère et profond d’agir pour le mieux, parce que les pratiques spirituelles et les enseignements qu’ils ont intériorisés ne leur permettent pas de voir autrement.

Cette façon de se réclamer sans cesse du « Réel », du « bon sens », de la « Nature », de la Vérité », est consubstantielle de cet enfermement sur lui-même qui caractérise désormais à mes yeux la vision du monde catholique. L’homosexualité n’est pas une relation « réelle » car elle n’est pas prévue par la doctrine. Le christianisme d’ouverture n’est pas la vraie foi car il contredit la doctrine. La réalité concrète n’est pas réelle, ce qui tombe sous les yeux est contraire au « bon sens », ce que nous montre la nature est contre-naturel, et quand l’enseignement de l’Eglise est manifestement dans l’erreur, c’est ce qui vrai qui est contraire à la Vérité. Celle-ci se définit, dans la philosophie médiévale, comme « l’adéquation de la pensée et de ce qui est ». Or, défendre cette adéquation de la pensée et de ce qui est, pour nos pasteurs et activistes chrétiens contemporains, ressemble de plus à la dévalorisation systématique de ce qui est hic et nunc au nom de ce qui devrait être d’après la pensée qui nourrit leur action (ma partie finale sur le satanisme fournira un autre exemple de ce processus).

Ces injonctions contradictoires permanentes, dans la manière dont les chrétiens sont appelés à vivre leur foi par leurs pasteurs et leur communauté, est ce qui a fini par me faire craquer. Je suis revenu au catholicisme de mon enfance, à un moment où mon estime de moi était au plus bas et où je venais malgré tout de faire l’expérience de nouvelles et fortes amitiés, parce que je voulais devenir meilleur, apprendre à aimer dans les plus petites choses, surmonter mon égoïsme et devenir plus attentif aux souffrances cachées. Au lieu de cela, plus je me suis investi dans la communauté, plus j’ai tenté de me former et de vivre en conformité avec l’Ecriture, la Tradition et le magistère, et plus je me suis surpris à endurcir mon coeur et à fermer mes yeux aux souffrances d’autrui pour ne pas sortir du lot, et à jongler intellectuellement en permanence pour formuler mes dilemmes en termes acceptables pour ma conscience sans pour autant m’opposer à l’Eglise. Et quand j’ai commencé à rouvrir les yeux, j’ai été touché par la peur: des conflits avec d’anciens amis, de ne plus savoir quoi croire ni espérer, de ne plus savoir à quoi appartenir ni comment. Une souffrance bien, bien moins douloureuse que celle que vivent au quotidien celles et ceux dont l’Eglise décrète de manière « irréformable » les désirs et les tourments irréels, mais qui suffit à expliquer l’influence et l’emprise morale dont bénéficient certains charlatans et illuminés en son sein, malgré les trous de leurs discours. Ma foi est devenue source de malaise, de doute et d’irritation, voire de honte. Jusqu’au jour où elle s’est éteinte.

6) Mon rapport personnel au Christ et à l’Eglise se nourrissait des fruits que je pensais retirer de ma vie de prière, des sacrements, des expériences intérieures au cours de rassemblements et de retraites, et du ressouvenir des étapes de ce miracle que semblai avoir été mon retour à la foi. A partir du moment où j’ai commencé à me demander si cette pratique spirituelle, qui constituait la matière intuitive, « personnelle », de ma relation au Christ, avait vraiment les effets que je supposais, ou si au contraire elle ne contribuait pas au moins en partie à m’endurcir et à me couper de la vie réelle, ce « rapport personnel » est devenu de plus en plus irréel et abstrait. J’ai tenté, très longtemps, d’y voir quelque chose de comparable à la fameuse « nuit de la foi ». Ensuite, j’ai essayé de voir à côté,dans des confessions chrétiennes plus ouvertes. Mais si dans le détail certaines étaient effectivement plus raisonnables, il ne me semblait pas qu’elles étaient complètement sauves de certaines des contradictions que je viens d’évoquer, au moins de manière analogue. J’ai ensuite tenté quelques mois de retourner à la fréquentation de l’eucharistie catholique, de court-circuiter mes désaccords intellectuels par l’immersion de ma pratique religieuse dans la dimension sensible de la spiritualité catholique.

Mais je n’étais plus vraiment présent dans cette démarche. Je me cramponnais au souvenir d’une vie de foi plus assurée et épanouie, qui était morte, mais qui était la seule voie que je voyais devant moi.

Quand un autre choix qui me parut mieux correspondre à mes convictions et mes aspirations s’est présenté devant moi, tout s’est écroulé. Je ne serai sans doute jamais athée: j’ai trop intériorisé, trop longtemps, l’espérance en « autre chose ». Mais je suis désormais agnostique… et sataniste.

7) Voilà pour la partie « négative » de mon évolution récente: l’apostasie. Reste à expliquer la partie « positive »: ce choix de m’identifier comme sataniste.

Pour comprendre, il faut d’une part connaître mon histoire personnelle (qui n’a rien d’extraordinaire et est beaucoup plus favorisée que celle de la plupart des gens, mais qui explique mon intérêt pour le satanisme) avant ma conversion au christianisme, et d’autre part ce qu’était mon état d’esprit en décembre 2015, moment du basculement.

J’ai fait toute ma scolarité secondaire dans un demi-pensionnat catholique non mixte (à part un peu au lycée).  Socialement, le collège s’est globalement très mal passé; j’ai, comme beaucoup de monde, fait l »expérience du harcèlement par d’autres élèves, et je me suis replié dans un imaginaire personnel fantastique, nourri par des bandes -dessinées de super-héros et des jeux de rôles. En troisième, j’ai lu La Révolte des Anges d’Anatole France, qui m’a ouvert, pour la première fois, à une interprétation positive de la figure de Lucifer.

A partir de la fin de la seconde, mon intérêt naissant pour les films d’horreur, et surtout ma découverte de la musique metal, m’a permis de m’intégrer durablement à un groupe d’amis (dont certains de mes anciens tourmenteurs). Par ailleurs, mes jeux de rôles préférés s’appelaient In Nomine Satanis / Magna Veritas, Kult ou encore Vampire la Mascarade, et m’ont introduit, sans qe j’en ai encore bien conscience, à des thématiques occulturelles. Enfin, mon année de terminale était aussi une année d’élections présidentielles, et, tant par héritage familial que par réaction contre mon milieu scolaire, que je n’avais jamais vraiment aimé, je me suis revendiqué très à gauche, avec une fascination marquée pour la figure de Lucifer le premier rebelle.

Arrivé en prépa, j’ai lu Milton, William Blake (en particulier Le Mariage du Ciel et de l’Enfer) et La Fin de Satan de Victor Hugo. Influencé par le jeu de rôle Kult, je me suis intéressé au gnosticisme chrétien, puis au polythéisme hindou. De fil en aiguille, j’en suis venu, lors de ma seconde khâgne, à m’intéresser à l’histoire de l’ésotérisme. Mais il est clair que le satanisme qui me fascinait le plus correspondait à celui du courant littéraire du satanisme romantique, dans la première partie du XIXème siècle, même si mes années prépa ont aussi été marquées par la découverte du black metal et d’un tout autre genre de satanisme, plus sombre et violent, au travers des pages du magasine Metallian, et surtout du CD promotionnel qui était systématiquement joint.

Dans les années qui ont suivi (aux alentours de 1999/2000), deux facteurs ont contribué à m’éloigner du satanisme.

La lecture d’Enquête sur le Satanisme de Massimo Introvigne, puis la consultation sur internet de sites et forums satanistes, m’a permis de me faire une idée assez précise de l’état du satanisme à la toute fin du XXème siècle. A cette époque, le darwinisme social et les sympathies plus ou moins explicites pour l’extrême-droite y étaient encore hégémoniques, en très fort contraste avec l’esprit inspiré des Lumières et de la Révolution Française du satanisme romantique. Ce qui m’a, il faut bien le dire, rebuté. En outre, même si je n’ai jamais vraiment réussi, même au cours de ma période catholique ultérieure, à me convaincre de l’existence réelle du diable, je voulais être théiste, nourri que j’étais par un imaginaire fantastique, et j’étais déconcerté par la prédominance du satanisme athée, pour lequel Satan est le symbole du libre-arbitre individuel, et n’a pas d’existence propre.

Second facteur d’éloignement: à cette époque, les livres se trouvaient et s’achetaient surtout en librairie, et j’avais beau sillonner tout Paris, je trouvais essentiellement, dans les librairies spécialisées, de l’ésotérisme chrétien, ou dérivant du christianisme. Intérêt pour l’hindouisme oblige, j’ai commencé par lire René Guénon. Puis j’ai dérivé vers Louis-Claude de Saint Martin, Franz von Baader, Jacob Boehme. Et, de fil en aiguille, je me suis mis à lire des philosophes chrétiens non ésotérisants, comme Berdiaev, puis je me suis reconverti au catholicisme et j’ai abandonné tout intérêt pour l’ésotérisme et le satanisme.

Mais cette partie de mon histoire personnelle restait en moi, et ressurgissait à l’occasion. Chaque fois que j’entendais un prêtre parler du satanisme ou du diable, ou que je lisais un exorciste, je levais les yeux au ciel. Lorsqu’en 2009 j’ai pris connaissance de la polémique autour du Hellfest, je me suis senti profondément agressé dans mon identité et mon histoire personnelles. Le blog Inner Light est né d’une volonté de surmonter cet ébranlement. Fin 2012, j’envisageais par ailleurs de me remettre sérieusement à l’étude du satanisme, et de consacrer l’année 2013 à l’écriture de plusieurs billets sur le sujet. Mais j’ai été rapidement été happé par le débat sur le mariage pour tous, et ne me suis plus préoccupé du sujet avant fin 2015.

8) Et fin 2015, j’avais vraiment beaucoup changé, comme les lecteurs réguliers de ce blog le savent bien. Je me raccrochais désespérément aux derniers lambeaux de ma foi, j’esquissais dans certains billets, comme celui où je critiquais Nos Limites, une réflexion sur la place de l’empathie dans le jugement moral. J’essayais de défendre, à mon modeste niveau, les droits LGBT. J’étais très inquiet pour la situation des musulmans dans les pays occidentaux.

Et voilà que je tombe sur un tweet du chapitre de Minneapolis du Temple Satanique, une organisation toute récente que je ne connaissais pas, qui propose d’accompagner des musulmans pendant leur trajet s’ils le désirent, pour les prémunir d’agressions. Cette initiative était un peu impulsive et pas très bien organisée, et elle a été invalidée par la direction du Temple Satanique, mais elle m’a personnellement beaucoup ému, comme visiblement des milliers d’autres personnes, y compris chrétiennes.

Du coup, j’ai creusé,. J’ai été sur leur site voir à quoi ils ressemblaient et ce qu’ils disaient, et là, j’ai TOUT trouvé: l’accent mis sur l’empathie, le militantisme féministe et LGBT, l’influence manifeste du satanisme romantique, le rejet du darwinisme social. Même la référence à Anatole France. Mes préoccupations actuelles et l’accomplissement inattendu de mes rêves de jeunesse.

Bien évidemment, je suis aussitôt devenu membre. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre ? J’étais membre d’une religion dans laquelle je me sentais mal, où j’étais presque constamment en désaccord avec les opinions dominantes, où je me sentais de plus en plus pris au piège. Et d’un seul coup, je me trouvais face à une autre religion où je me retrouvais complètement, où je me sentais naturellement inséré.

L’hostilité de certains contacts catholiques à mon intérêt renouvelé pour le satanisme m’a piqué au vif, et a achevé de consommer la rupture.

Pour autant, ce n’a pas été la fuite ou la solution de facilité que certains semblent voir dans mon choix. J’ai payé un prix. J’ai du renoncer à l’espérance, sinon l’espoir, d’une vie éternelle, à un moment où précisément il devient de plus en plus dur de maintenir l’illusion quotidienne de notre immortalité. Je fais désormais partie d’une religion minoritaire particulièrement détestée, à un moment où les droits individuels semblent en recul et l’autoritarisme politique est en forte croissance. Donc, pour tout dire, et ça a largement contribué au caractère tardif de mes révélations publiques, tout cela me fait quand même un peu peur.

J’ai passé l’année, comme tout le monde l’a remarqué, à lire sur le satanisme, et je suis devenu rapidement membre d’une autre organisation, l’Eglise du Satanisme Rationnel, beaucoup plus visiblement inspirée par LaVey, où les présupposés du darwinisme social sont encore perceptibles, et dont les dirigeants sont très peu fans du Temple Satanique, et c’est le moins que l’on puisse dire, mais dont j’aime les efforts pour efforts pour dépasser le dogmatisme et les ambigüités disons, théologiques, de l’Eglise de Satan, et pour concevoir une doctrine à la fois cohérente et « boîte à outils », qui soit adaptable aux opinions personnelles et au « système individuel » de chaque membre, plutôt de de contraindre ceux-ci à accepter des idées qui leur sont extérieures ou à partir, comme c’est le cas d’en tant d’autres organisations religieuses. J’y reviendrai dans un futur billet, sur un futur blog.

Car je ne compte pas publier de nouveaux billets dans les prochains mois sur ce blog, ou sur Inner Light. Je continuerai par contre à alimenter Occulture. Mais mon blog principal sera Chroniques Sataniques, qui n’est pour l’heure accessible que par moi, mais que je compte ouvrir ce week end. Vous y trouverez, dans un premier temps, une bibliographie introductive sur le satanisme, une traduction des FAQ du Temple Satanique et de l’Eglise du Satanisme Rationnel, une courte présentation de mon parcours, et un remier billet sur ce que j’entends exactement quand je prononce le mot « satanisme ».

Ave Satanas !

(Oui, les satanistes ont eux aussi leur latin d’Eglise, avec une conception toute particulière des déclinaisons 😉 )

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Carêmencer 2 La procrannonciation

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… Comme Coïncidence de Calendrier ! 

Hier, c’était à la fois la fête de l’annonciation et la journée de la procrastination*. 

J’ai trouvé la coïncidence amusante : 

D’un côté, celle qui a dit oui tout de suite. 

De l’autre, cette fâcheuse tendance à reporter à demain ou encore à plus tard sans fin. 

Mon esprit facétieux s’est imaginé en une saynète ce qui se serait passé si Marie avait dit à l’ange : « écoute, je ne sais pas, reviens demain ». Dieu l’aurait-il aimé moins ? Bien sûr que non… Mais Dieu savait qu’elle était toute disponible. 

Avec un « Monsieur l’ange Gabriel, tu es bien gentil mais ça me fait un choc tout cela alors attends demain », notre Salut n’aurait pas eu la même saveur : il n’aurait pas eu cette dose folle d’aventure de l’amour qui pousse à dire oui comme cela, avec le coeur et avec tout l’être. 

La grâce de Dieu n’attend pas à demain, elle est là, il suffit de l’accueillir. 

 

Hier soir justement, je témoignais de ma vocation et plus largement de ce que la foi avait changé dans ma vie à des jeunes se préparant à la profession de foi d’une aumônerie du coin. Beaucoup de questions sur la chasteté et le célibat, évidemment, comme souvent chez les pré-ados. Et puis, toutes ces questions qui, si elles étaient parfois dites avec un ton un brin provoc’ étaient justement bien plus profondes : « Non mais genre vous êtes tombée amoureuse ? » / « Comment as-tu été sûre ? » / « Dieu, il vous a appelée comment ? » / « L’amour de Dieu et l’amour humain, c’est pareil ? » etc. etc. Toutes ces questions auxquelles on a envie de répondre avec un large sourire : « histoire d’amour avec sa joie et son mystère ! ». Mais surtout de dire qu’il s’agit simplement, dans tous les cas, d’apprendre à accueillir la grâce de Dieu parce qu’il n’y a pas de plus grande joie. 

La grâce de Dieu, quelle qu’elle soit. Quelle que soit notre vocation. 

Il ne s’agit pas de dire « cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie » mais bien d’accueillir les semences de la grâce en nos coeurs pour qu’elle bourgeonne.  

Et, de cela, la Vierge Marie en est un incomparable exemple. Exemple de disponibilité, d’accueil, de don et d’abandon… la liste est vaste ! 

Heureusement pour nous, pauvres pécheurs, si la grâce de Dieu n’attend pas à demain, elle nous est toujours cependant bien promise… et ne nous manquera pas plus demain qu’aujourd’hui ! 🙂 

 

Du coup, vous aurez noté que j’ai remis ce billet au… lendemain ! 😉  

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