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avril 18, 2017

Emmanuel Macron : “Des idéaux communs“

« La pensée commune s’attache à présenter notre pays comme fracturé. Les champions d’une identité française faite de repli et de régression nous jettent au visage le spectre d’un…

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En finir avec la pensée à réaction

Scène quotidienne. C’est le soir. Ma journée de travail est finie, je n’ai pas de réunion. Je pourrais prendre un livre ou bien me plonger dans la rédaction d’un article. Je pourrais tâcher de mettre en forme l’une ou l’autre de ces réflexions qui ont tourbillonné dans la journée. Il en sortira peut-être quelque chose. […]

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En priant… Grégoire de Naziance, La paix soit avec vous


LE CHRIST

La paix soit avec vous 1.
Pourquoi craignez-vous ?
Voici mes mains et mes pieds, voici mon
côté transpercé ; contemplez-les attentivement et reconnaissez-moi, je suis de nouveau parmi vous.
Car un esprit n’a ni chair ni os avec lui, ce que j’ai maintenant, vous voyez bien.
Touchez-moi pour voir que j’ai tout 2.
Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie à mon tour dans le monde et je souffle sur vous, mes amis, le Saint-Esprit 3.
Recevez-le et annoncez-moi à toute créature 4 avec le Père et le Saint-Esprit 5.
Allez donc, allez, mes amis, mes hérauts, et entonnez des chants de triomphe à la face du monde ; vous irez préciser dans les palais des rois 6pour que toute la cité de David sache que le salut est sorti maintenant du tombeau.
Vous serez mes témoins par toute la terre ; il se sauvera lui-même celui qui écoutera vos paroles et qui recevra le baptême en rémission des péchés.
Mais celui qui repoussera vos paroles sera condamné pour son impiété 7.
C’est pourquoi je vous donne la grâce de l’Esprit divin 8 ; tous ceux que vous délivrerez des liens du péché seront délivrés sur-le-champ, tous ceux que vous maintiendrez dans les liens du péché resteront pris dans des liens indissolubles 9.

* * *

PRIÈRE

De ces liens indissolubles, Roi tout-puissant, toi qui es le rédempteur par excellence, ô mon Sauveur, délivre-moi.

C’est dans ces liens, hélas ! que je suis pris à cause de ma faiblesse ; notre ennemi le séducteur m’a poursuivi de sa jalousie quand il a vu que j’avais été délivré de mes fautes passées en ayant confiance en toi par un don de ton extrême bonté.
Salut, Fils incomparable d’un Père incomparable, ô mon Souverain Roi, tu as écrasé le serpent qui était cause de nos malheurs. Tu as vaincu notre ennemi le plus redoutable, la mort 10.
Ne m’abandonne pas de nouveau entre leurs mains.
Ô Roi, Roi éternel, tu es le Dieu tout-puissant et le juge infiniment juste, qui vient pour me juger 11.
Comment oserai-je alors fixer mon regard sur toi, ô Verbe ?
Comment mes yeux pourront-ils contempler ta majesté, moi qui dans ma misère me suis montré indigne du ciel, de la terre et de ta création ?
Le malin s’est emparé de moi, il m’a précipité dans le gouffre, dans l’abîme et dans le chaos immense ; à force de poursuites, le séducteur a fini par m’atteindre, il m’a jeté tout entier dans les ténèbres de l’enfer.
Aie pitié de moi, ô mon Dieu, tends-moi les mains, soutiens-moi, ne m’abandonne pas au bon plaisir de l’ennemi du genre humain.
Je suis ta créature, instruis-moi, ô Verbe, corrige-moi toi-même ici-bas dans ton extrême bonté et ne permets pas que je sois jeté à la géhenne.
Ô Rédempteur, nous t’en supplions, nous avons commis misérablement l’injustice dans notre corps, dans notre âme et dans notre esprit ; nous avons péché contre toi et nous avons souvent transgressé tes lois 12.
Nous l’avons compris trop tard, quand il l’aurait fallu, nous l’ignorions ; puis nous n’avons pas encore fait ce qui t’est agréable.
Nous confessons nos fautes, toi de ton côté pardonne-les ; nous savons que ta colère ne ressemble pas à celle des mortels.
Aie pitié de moi, ô mon Sauveur, ne permets pas que je meure à cause de mes fautes.
Je suis ton fils et le fils de ta propre servante, c’est pour moi que tu as subi la mort, ô Verbe.
Ne m’abandonne pas au bon plaisir du malin ; instruis-moi sous ton commandement, mais avec une extrême bonté.
Accepte, ô Verbe, que nous ayons pour intercesseurs ta mère et ceux qui ont reçu de toi la grâce de nous affranchir de nos liens.

Ô Vierge souveraine, souveraine et bienheureuse, tu habites au ciel au séjour des élus, et tu as secoué toute la pesanteur humaine pour revêtir la parure de l’immortalité ; on sait que tu es, comme Dieu, toujours jeune.
Du haut du ciel, reçois mes prières avec bienveillance.
Oui, oui, Vierge très glorieuse, accepte mes prières.
Parmi les mortelles, tu possèdes sans partage le privilège d’être la Mère du Verbe, d’une manière qui dépasse l’entendement.
C’est pourquoi je mets en toi ma confiance, je t’adresse à mon tour mes prières et je t’offre, ô Maîtresse, une couronne tressée avec les fleurs d’une prairie sans tache en échange des grâces dont tu m’as comblé, protège-moi toujours des malheurs de toute sorte, des ennemis visibles et plus encore des ennemis invisibles.
Puissé-je franchir la dernière étape comme j’ai commencé ma vie et t’avoir toujours pour protectrice à tout instant et pour avocate toute-puissante auprès de ton Fils en compagnie des saints qui lui sont agréables !
Ne permets pas
que je sois livré au supplice pour être le jouet du malin qui corrompt les âmes. Protège-moi, préserve-moi du feu et des ténèbres 13.
Que la foi et la grâce qui est en toi me servent de justification 14 ; car on sait que la grâce de Dieu nous vient par ton intermédiaire.
Et maintenant je t’adresse une hymne de reconnaissance :

Salut, ô femme qui es toute joie,
Vierge Mère,
Qui es plus belle que toutes les Vierges,
Ô souveraine, toi qui commandes aux armées célestes,
Ô Maîtresse,
Ô Reine, toi qui es la joie du genre humain.

Tu es toujours bienveillante à tous
Et tu es vraiment pour moi le salut suprême.

Saint Grégoire de Naziance, in La Passion du Christ, Tragédie (cerf)

1. Jn 20, 20-21.

2. Lc 24, 39-41.

3. Jn 20, 22.

4. Mc 16, 15.

5. Matth. 28, 19.

6. Cf. Mc 13, 9.

7. Mc 16, 16-17.

8. Jn 20, 22-23.

9. Cf. Matth. 18, 18.

10. Cf. I Cor. 15, 26.

11. Cf. Ps. 7, 9, 12 et 96 (95), 13.

12. Cf. Ps. 106 (105), 6 ; cf. 51 (50), 6.

13. Cf. Col. 1, 13.

14. Cf. Rom. 3, 24.

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En priant… Grégoire de Naziance, La paix soit avec vous


LE CHRIST

La paix soit avec vous 1.
Pourquoi craignez-vous ?
Voici mes mains et mes pieds, voici mon
côté transpercé ; contemplez-les attentivement et reconnaissez-moi, je suis de nouveau parmi vous.
Car un esprit n’a ni chair ni os avec lui, ce que j’ai maintenant, vous voyez bien.
Touchez-moi pour voir que j’ai tout 2.
Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie à mon tour dans le monde et je souffle sur vous, mes amis, le Saint-Esprit 3.
Recevez-le et annoncez-moi à toute créature 4 avec le Père et le Saint-Esprit 5.
Allez donc, allez, mes amis, mes hérauts, et entonnez des chants de triomphe à la face du monde ; vous irez préciser dans les palais des rois 6pour que toute la cité de David sache que le salut est sorti maintenant du tombeau.
Vous serez mes témoins par toute la terre ; il se sauvera lui-même celui qui écoutera vos paroles et qui recevra le baptême en rémission des péchés.
Mais celui qui repoussera vos paroles sera condamné pour son impiété 7.
C’est pourquoi je vous donne la grâce de l’Esprit divin 8 ; tous ceux que vous délivrerez des liens du péché seront délivrés sur-le-champ, tous ceux que vous maintiendrez dans les liens du péché resteront pris dans des liens indissolubles 9.

* * *

PRIÈRE

De ces liens indissolubles, Roi tout-puissant, toi qui es le rédempteur par excellence, ô mon Sauveur, délivre-moi.

C’est dans ces liens, hélas ! que je suis pris à cause de ma faiblesse ; notre ennemi le séducteur m’a poursuivi de sa jalousie quand il a vu que j’avais été délivré de mes fautes passées en ayant confiance en toi par un don de ton extrême bonté.
Salut, Fils incomparable d’un Père incomparable, ô mon Souverain Roi, tu as écrasé le serpent qui était cause de nos malheurs. Tu as vaincu notre ennemi le plus redoutable, la mort 10.
Ne m’abandonne pas de nouveau entre leurs mains.
Ô Roi, Roi éternel, tu es le Dieu tout-puissant et le juge infiniment juste, qui vient pour me juger 11.
Comment oserai-je alors fixer mon regard sur toi, ô Verbe ?
Comment mes yeux pourront-ils contempler ta majesté, moi qui dans ma misère me suis montré indigne du ciel, de la terre et de ta création ?
Le malin s’est emparé de moi, il m’a précipité dans le gouffre, dans l’abîme et dans le chaos immense ; à force de poursuites, le séducteur a fini par m’atteindre, il m’a jeté tout entier dans les ténèbres de l’enfer.
Aie pitié de moi, ô mon Dieu, tends-moi les mains, soutiens-moi, ne m’abandonne pas au bon plaisir de l’ennemi du genre humain.
Je suis ta créature, instruis-moi, ô Verbe, corrige-moi toi-même ici-bas dans ton extrême bonté et ne permets pas que je sois jeté à la géhenne.
Ô Rédempteur, nous t’en supplions, nous avons commis misérablement l’injustice dans notre corps, dans notre âme et dans notre esprit ; nous avons péché contre toi et nous avons souvent transgressé tes lois 12.
Nous l’avons compris trop tard, quand il l’aurait fallu, nous l’ignorions ; puis nous n’avons pas encore fait ce qui t’est agréable.
Nous confessons nos fautes, toi de ton côté pardonne-les ; nous savons que ta colère ne ressemble pas à celle des mortels.
Aie pitié de moi, ô mon Sauveur, ne permets pas que je meure à cause de mes fautes.
Je suis ton fils et le fils de ta propre servante, c’est pour moi que tu as subi la mort, ô Verbe.
Ne m’abandonne pas au bon plaisir du malin ; instruis-moi sous ton commandement, mais avec une extrême bonté.
Accepte, ô Verbe, que nous ayons pour intercesseurs ta mère et ceux qui ont reçu de toi la grâce de nous affranchir de nos liens.

Ô Vierge souveraine, souveraine et bienheureuse, tu habites au ciel au séjour des élus, et tu as secoué toute la pesanteur humaine pour revêtir la parure de l’immortalité ; on sait que tu es, comme Dieu, toujours jeune.
Du haut du ciel, reçois mes prières avec bienveillance.
Oui, oui, Vierge très glorieuse, accepte mes prières.
Parmi les mortelles, tu possèdes sans partage le privilège d’être la Mère du Verbe, d’une manière qui dépasse l’entendement.
C’est pourquoi je mets en toi ma confiance, je t’adresse à mon tour mes prières et je t’offre, ô Maîtresse, une couronne tressée avec les fleurs d’une prairie sans tache en échange des grâces dont tu m’as comblé, protège-moi toujours des malheurs de toute sorte, des ennemis visibles et plus encore des ennemis invisibles.
Puissé-je franchir la dernière étape comme j’ai commencé ma vie et t’avoir toujours pour protectrice à tout instant et pour avocate toute-puissante auprès de ton Fils en compagnie des saints qui lui sont agréables !
Ne permets pas
que je sois livré au supplice pour être le jouet du malin qui corrompt les âmes. Protège-moi, préserve-moi du feu et des ténèbres 13.
Que la foi et la grâce qui est en toi me servent de justification 14 ; car on sait que la grâce de Dieu nous vient par ton intermédiaire.
Et maintenant je t’adresse une hymne de reconnaissance :

Salut, ô femme qui es toute joie,
Vierge Mère,
Qui es plus belle que toutes les Vierges,
Ô souveraine, toi qui commandes aux armées célestes,
Ô Maîtresse,
Ô Reine, toi qui es la joie du genre humain.

Tu es toujours bienveillante à tous
Et tu es vraiment pour moi le salut suprême.

Saint Grégoire de Naziance, in La Passion du Christ, Tragédie (cerf)

1. Jn 20, 20-21.

2. Lc 24, 39-41.

3. Jn 20, 22.

4. Mc 16, 15.

5. Matth. 28, 19.

6. Cf. Mc 13, 9.

7. Mc 16, 16-17.

8. Jn 20, 22-23.

9. Cf. Matth. 18, 18.

10. Cf. I Cor. 15, 26.

11. Cf. Ps. 7, 9, 12 et 96 (95), 13.

12. Cf. Ps. 106 (105), 6 ; cf. 51 (50), 6.

13. Cf. Col. 1, 13.

14. Cf. Rom. 3, 24.

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