Currently browsing

juillet 2017

Parce que Son pardon transforme tout

… mieux qu’un phenix ! 🙂 

« Le cautère de feu matériel, là où on le pose, fait toujours une plaie, et il a cette propriété que s’il s’imprime sur une plaie qui n’était pas causée par le feu, il la rend une plaie de feu. Il en est de même …

Share

A Son soleil

 

 

Temps estival : autre rythme, autre temps.

Ce qui rythme habituellement nos heures quotidiennes s’envole en rires et simples bons moments partagés : tout semble se faire plus doux, plus léger.

Et pourtant, qu’advient-il de Dieu ? Relégué …

Share

Lectures estivales 2017 #1 – Andalousie et Jésus

 

Comme la plupart des étés, je vous présenterai quelques-unes de mes lectures estivales ici, en guise de partage.

 

1/ I. Falcones, Les Révoltés de Cordoue, éd. Pocket, 2012, 1088 p.

 

 

L’histoire romancée de l’après Al Andalus : des Ma…

Share

God and the City

Depuis quelques années, force est de constater que, pour un observateur extérieur, le discours public tenu par le corps social catholique au nom de sa foi, au nom de Dieu, tourne pour l’essentiel autour… de la sexualité, et de la mort ![1]
Comment en est-on arrivé là ? A ce que le Dieu des chrétiens ne soit essentiellement présent dans la Cité politique, qu’à travers ces questions, certes importantes mais qui sont loin de constituer le cœur de la foi catholique, qui tourne lui plutôt autour de la rédemption, personnelle et communautaire ?

Pourquoi les catholiques semblent-ils aujourd’hui avoir pour principale préoccupation dans le débat politique la défense de ces enjeux dits « sociétaux » ?

 

Quelques idées en vrac :

1/ Il me semble que cette préoccupation n’est pas nouvelle dans le catholicisme, mais traverse toute son histoire : des premières communautés chrétiennes (comme les épîtres de Paul s’en font l’écho) à nos jours, en passant par Saint Augustin, Saint François de Sales ou le moralisme du XIXe.

Dans son histoire de la sexualité, Michel Foucault trace et décortique l’apport des auteurs chrétiens à la conceptualisation de la sexualité. Il souligne également comment ces discours façonnent les normes d’une société (c’est-à-dire les lois, mais surtout les pratiques) : « Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, […] droit canonique, pastorale chrétienne et loi civile […] fixaient, chacun à leur manière, le partage du licite et de l’illicite. […] Dans la liste des péchés graves, séparés seulement par leur importance, figuraient le stupre (relations hors mariage), l’adultère, le rapt, l’inceste spirituel ou charnel, mais aussi la sodomie, ou la “caresse réciproque”».

Même si la plupart des religions (si ce n’est toutes) portent un discours prescriptif sur le sexe, la sexualité a sans doute joué un rôle particulier dans le christianisme à cause de l’impossibilité, à vue humaine, de son exigence de chasteté totale, c’est-à-dire d’absence absolue de concupiscence – regarder son épouse avec convoitise constituant déjà l’adultère du cœur dont parle le Christ en Mt 5, 28. Le désir sexuel dans le christianisme apparaît alors comme une tentation ayant vocation à être sublimée en chasteté (continence pour les célibataires ou union chaste pour les époux).

2/ Ce qui est nouveau est sans doute l’insistance des catholiques sur ces thèmes dans leur engagement public (dans la Cité), et non plus seulement dans leur vécu privé ou les échanges avec leurs confesseurs.

Ce basculement est peut-être lié au magistère de Saint Jean-Paul II. Jean-Paul II et Benoit XVI à sa suite prêchèrent sur ces thèmes à la fois dans leur dimension théorique et dans leurs conséquences pratiques (la fameuse théologie du corps), mais aussi en incitant les catholiques et en particulier les élus catholiques à agir de façon publique et politique pour défendre les conceptions du magistère en la matière – jusqu’à interdire aux parlementaires catholiques de voter des lois allant à leur encontre. Précédemment, les injonctions magistérielles à un engagement public des catholiques portaient davantage (au XIXe) sur la défense de l’Eglise face aux attaques du monde moderne, dont la démocratie (cf le Syllabus)[2].

En parallèle, il faut aussi noter les appels continus à un engagement social des catholiques (de Rerum Novarum en 1891 à l’accueil des migrants en Europe aujourd’hui). Mais ces appels sont davantage des incitations à l’action caritative plutôt qu’à une action politique. Des actions politiques de nature sociale ont pu être collectivement portées par les Eglises, je pense à la campagne pour l’abolition de la dette de pays du tiers monde à l’occasion du jubilé de l’an 2000, mais de façon plus ponctuelle[3], et avec sans doute moins d’unanimité chez les catholiques français.


3/ Dans le cas des catholiques français, les thématiques sociétales apparaissent peut-être en effet comme le PPCM (plus petit dénominateur commun) entre leurs différentes mouvances. Des paroisses de centre-ville aux paroisses rurales, des sympathisants de l’Emmanuel à ceux de Saint-Martin en passant par ceux du Chemin Neuf, des aficionados des messes de Glorious / Lyon-centre aux inconditionnels de la messe en latin, des lecteurs de la Nef à ceux de la revue Limite en passant par ceux de La Vie… la plupart des catholiques peuvent se retrouver derrière cet étendard. Ce qui constitue peut-être un signe de l’efficacité du magistère de Jean-Paul II, par exemple à travers les générations JMJ successives, ou la « génération Lustiger » dans le presbytérat, aujourd’hui en responsabilité.

En pointillé, la quasi-unanimité des catholiques sur ces thèmes souligne le désengagement de ceux qui portaient d’autres options, notamment à gauche. On peut à ce titre souligner le courage d’un mouvement comme les Scouts et Guide de France dans leur refus de prendre position au moment de la bataille du mariage pour tous, actant la diversité des opinions dans leurs rangs et souhaitant préserver cette diversité plutôt que de la disqualifier.

4/ Un dernier point me semble accentuer les précédents : les réseaux sociaux. Alors que la pensée et les choix des cathos se construisaient auparavant dans les paroisses, via la médiation de leur curé, des échanges au sein de mouvements catholiques ou via la lecture de livres ou de journaux, Internet joue désormais un rôle prédominant. 
Et comme d’autres, les catholiques, et moi le premier, succombent largement à la tentation d’une grille de lecture binaire, au charme des « bulles de filtrage » à coup de like et de retweet. Combiné à la mise en minorité des catholiques dans le corps social (environ 5% seulement de français vont à la messe chaque dimanche), ces sujets peuvent ainsi apparaître comme prioritaires et constituant le cœur de l’« identité catholique », ou du moins de celle véhiculée par les Facebook ou Twitter.


[1] Mariage homosexuel, IVG, PMA, GPA, euthanasie…


[2] Le combat pour (ou plutôt contre) les nouvelles thématiques sociétales peut aussi être vu d’une certaine manière dans la continuité de ceux du XIXe contre la modernité incarnée par le régime républicain. Là où le syllabus condamnait le libéralisme politique, l’Eglise condamne aujourd’hui ses conséquences en termes d’auto-détermination sur les questions liées à la vie, à la sexualité, à la filiation ou à la fin de vie.


[3] D’une façon générale, bien qu’autant si ce n’est davantage présent dans les écritures, force est de constater que le thème de la pauvreté fut dans l’histoire de l’Eglise porté avec moins de force et moins de continuité que celui de la chasteté et des questions de morales qui lui sont lié.

Share

La Madeleine de Jésus

 

22 juillet, sainte Marie-Madeleine, l’apôtre des apôtres…

Pour eux, ce n’était pas gagné côté recrutement incohérent, pour elle non plus.

Et pourtant, elle nous montre que la sainteté n’est jamais cause perdue ;

Elle nous montre que la sain…

Share
Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
Aller à la barre d’outils