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octobre 2018

Laïcité : tout est bon dans le cochon !

Tout est bon dans le cochon. Vieille rengaine, peut compatible avec les prescriptions bibliques ou coraniques disant aux croyants concernés qu’ils doivent avoir cet animal en horreur.

Enfin, ce qui est bon surtout, c’est de rappeler les essentiels dans ce combat que mènent plusieurs élus de tous bords contre l’offre de choix à la cantine… la seule qui permet à tous les enfants de la

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En rêvant… Cardinal Saliège, La science est une révélation de Dieu


Savants et théologiens parlent des langages différents. Chaque science a son vocabulaire. La théologie ne fait pas exception.

En progressant toute science crée des mots nouveaux : on emploie un mot ancien dans un sens qu’il n’avait pas auparavant. Et je ne parle pas des modifications que l’usage, maître souverain en la matière, apporte au langage. On emploie les mêmes termes et on ne se comprend pas. Un super-cerveau, ce n’est pas un super-homme, mais une équipe de recherches.

Depuis Péguy, en France, temporel s’oppose à spirituel. C’est ainsi dans la littérature, dans le langage courant. Les théologiens n’y peuvent rien.

Des faits scientifiques, je ne dis pas des hypothèses, posent au théologien des questions dans le domaine de la biologie, de la psychologie, de la géologie, de la paléontologie, etc. Sans parler des problèmes soulevés par les techniques qui touchent le fait humain, application à l’homme, à sa genèse, à son développement, à son caractère, des découvertes nouvelles. Dès lors, il est impossible qu’il n’y ait pas momentanément des incompréhensions, des timidités, de pseudo-problèmes qui conduisent à des conflits toujours douloureux.

Mon rêve le voici : savants et théologiens se faisant part de leurs conclusions par rapport à un objet commun étudié par les premiers à la lumière de l’expérience et par les seconds à la lumière de la foi. L’idéal, évidemment, serait qu’un théologien fût un grand savant et réciproquement. Le domaine de la connaissance est si étendu, si varie, que seul un super-cerveau pourrait réaliser cet idéal.

Et voici que mon rêve se précise et commence à devenir dangereux. Je m’abrite derrière l’autorité du R.P. Gillet, actuellement Mgr l’archevêque Gillet. Eh bien ! oui, le R.P. Gillet, alors Maître général de l’Ordre des Frères Prêcheurs, m’a dit avoir tenu ce langage à ces religieux : « Pourquoi ne ferions-nous, ne préparerions-nous pas des équipes de savants dans tous les ordres de la connaissance ? »

Le savant meurt, les équipes ne meurent pas. Il y a continuité dans le travail. Les Ordres religieux me permettront-ils de leur suggérer que la place reste encore libre ? Je me suis laissé dire qu’un Ordre religieux tentait un essai timide en ce sens. Il ne s’agit pas d’entrer seulement en contact avec les savants catholiques, mais aussi avec les savants incroyants qui sont des maîtres dans l’art de la recherche et de s’enquérir auprès d’eux des conclusions certaines des sciences qu’ils représentent. Serait-il téméraire de songer que même dans les Instituts catholiques il pourrait y avoir entre les professeurs d’autres contacts que des contacts de courtoisie et de bonne amitié ?

C’est nécessaire pour éviter les fluctuations et les hésitations de la pensée chrétienne. Que l’évolution soit un fait, que la vie soit montante, que l’évolution soit une façon de penser qui s’impose, on ne peut pas actuellement le nier. À sa manière, la science est une révélation de Dieu. L’univers aux investigations de son seigneur et maître : l’homme.

Notre univers apparaît de plus en plus comme un univers orienté. La matière et les énergies qu’elle contient se révèlent à nous toujours plus fécondes. Rien ne peut faire que pour la pensée chrétienne les choses ne soient fondamentalement autant de vestiges de Dieu, comme les traces laissées par l’action créatrice sur son passage.

Toutes choses, disait Pascal, couvrent quelque mystère : « toutes choses sont des voiles qui couvrent Dieu ».

Le reproche que je fais aux communistes n’est pas d’être matérialistes, c’est de n’être que matérialistes.

Je le disais il y a un instant, pardonnez-moi d’y revenir : qu’il y ait dans l’univers un élan, une orientation, une attraction, cela paraît évident. L’univers va quelque part. Il a une histoire. Peu à peu, la science le découvre. Nous ne savons pas ce qu’est la matière, et en quoi elle diffère — si même elle diffère — de la vie, de l’esprit. Serait-ce en vain que la pensée chrétienne insiste sur la valeur, la dignité et la perpétuité du corps humain ? Saint Bonaventure, saint Thomas, Duns Scot, je dirai même saint François d’Assise, sont des hommes qui ont chéri la matière, respecté leurs corps, célébré sa haute destinée et n’ont jamais voulu séparer sa destinée de celle de leur âme.

L’homme n’est pas le corps. L’homme n’est pas l’âme. L’homme est l’union de l’âme et du corps. L’Histoire a un sens. Le christianisme est dans le sens de l’Histoire. L’Histoire n’a de sens que par rapport à lui.

Avec saint Augustin et Pascal on peut dire que le genre humain tout entier, dont la vie ressemble à celle de l’homme unique, passe par une série d’états successifs, vieillit selon une suite d’âges au cours desquels la somme de ses connaissances naturelles et surnaturelles ne cesse de s’accroître, jusqu’à l’âge de sa perfection qui sera celui de sa gloire future.

Pour la pensée chrétienne l’histoire du monde n’est pas celle d’une décadence continue, puisque au contraire elle affirme la réalité d’un progrès collectif et régulier de l’humanité comme telle, ni celle d’un progrès indéfini, puisqu’elle affirme au contraire que le progrès tend vers sa perfection, comme vers une fin ; elle est bien plutôt l’histoire d’un progrès orienté vers un certain terme.

Le terme, nous le connaissons.

Le thème en était familier aux premiers chrétiens : des cieux nouveaux, un univers nouveau, un homme nouveau. En route vers ce terme, l’univers racheté chante la gloire de Dieu. La science nous fait entendre ce chant. Il appartient à l’homme de ne pas en faire un chant de guerre, mais un chant de paix. Nous sommes en guerre depuis 1914, il est temps que cela finisse.

Vive la paix !

Adveniat regnum tuum !

Jules-Géraud, cardinal Saliège (1947)

grl’archevêque Gillet. Eh bien ! oui, le R.P. Gillet, alors Maître général de l’Ordre des Frères Prêcheurs, m’a dit avoir tenu ce langage à ces religieux : » Pourquoi ne ferions-nous, ne préparerions-nous pas des équipes de savants dans tous les ordres de la connaissance ? »

Le savant meurt, les équipes ne meurent pas. Il y a continuité dans le travail. Les Ordres religieux me permettront-ils de leur suggérer que la place reste encore libre ? Je me suis laissé dire qu’un Ordre religieux tentait un essai timide en ce sens. Il ne s’agit pas d’entrer seulement en contact avec les savants catholiques, mais aussi avec les savants incroyants qui sont des maîtres dans l’art de la recherche et de s’enquérir auprès d’eux des conclusions certaines des sciences qu’ils représentent. Serait-il téméraire de songer que même dans les Instituts catholiques il pourrait y avoir entre les professeurs d’autres contacts que des contacts de courtoisie et de bonne amitié ?

C’est nécessaire pour éviter les fluctuations et les hésitations de la pensée chrétienne. Que l’évolution soit un fait, que la vie soit montante, que l’évolution soit une façon de penser qui s’impose, on ne peut pas actuellement le nier. À sa manière, la science est une révélation de Dieu. L’univers aux investigations de son seigneur et maître : l’homme.

Notre univers apparaît de plus en plus comme un univers orienté. La matière et les énergies qu’elle contient se révèlent à nous toujours plus fécondes. Rien ne peut faire que pour la pensée chrétienne les choses ne soient fondamentalement autant de vestiges de Dieu, comme les traces laissées par l’action créatrice sur son passage.

Toutes choses, disait Pascal, couvrent quelque mystère : « toutes choses sont des voiles qui couvrent Dieu ».

Le reproche que je fais aux communistes n’est pas d’être matérialistes, c’est de n’être quematérialistes.

Je le disais il y a un instant, pardonnez-moi d’y revenir : qu’il y ait dans l’univers un élan, une orientation, une attraction, cela paraît évident. L’univers va quelque part. Il a une histoire. Peu à peu, la science le découvre.Nous ne savons pas ce qu’est la matière, et en quoi elle diffère — si même elle diffère — de la vie, de l’esprit. Serait-ce en vain que la pensée chrétienne insiste sur la valeur, la dignité etla perpétuité du corps humain ? Saint Bonaventure, saint Thomas, Duns Scot, je dirai même saint François d’Assise, sont des hommes qui ont chéri la matière, respecté leurs corps, célébré sa haute destinée et n’ont jamais voulu séparer sa destinée de celle de leur âme.

L’homme n’est pas le corps. L’homme n’est pas l’âme. L’homme est l’union de l’âme et du corps. L’Histoire a un sens. Le christianisme est dans le sens de l’Histoire. L’Histoire n’a de sens que par rapport à lui.

Avec saint Augustin et Pascal on peut dire que le genre humain tout entier, dont la vie ressemble à celle de l’homme unique, passe par une série d’états successifs, vieillit selon une suite d’âges au cours desquels la somme de ses connaissances naturelles et surnaturelles ne cesse de s’accroître, jusqu’à l’âge de sa perfection qui sera celui de sa gloire future.

Pour la pensée chrétienne l’histoire du monde n’est pas celle d’une décadence continue, puisque au contraire elle affirme la réalité d’un progrès collectif et régulier de l’humanité comme telle, ni celle d’un progrès indéfini, puisqu’elle affirme au contraire que le progrès tend vers sa perfection, comme vers une fin ; elle est bien plutôt l’histoire d’un progrès orienté vers un certain terme.

Le terme, nous le connaissons.

Le thème en était familier aux premiers chrétiens : des cieux nouveaux, un univers nouveau, un homme nouveau. En route vers ce terme, l’univers racheté chante la gloire de Dieu. La science nous fait entendre ce chant. Il appartient à l’homme de ne pas en faire un chant de guerre, mais un chant de paix. Nous sommes en guerre depuis 1914, il est temps que cela finisse.

Vive la paix !

Adveniat regnum tuum !

Jules-Géraud, cardinal Saliège (1947)

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